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“4 consonnes et 3 voyelles, c’est le prénom de Nicolas”

L’onde de choc a démarré à Disneyland, Marne-la-Vallée, le samedi 16 décembre. À l’origine de cette vague progressive qui inonde les médias : le chef de l’État français Nicolas Sarkozy qui s’est laissé photographier au bras de l’ex-top model et chanteuse Carla Bruni. Une liaison présidentielle soumise au dur regard de la presse ainsi que l’avait remarqué Tom Bishop dans son article « La vie privée des présidents, deux modes d’emploi »

Progressivement les journaux s’emparent de la nouvelle. Après les médias français qui avaient révélé les images, dès le lendemain, de la promenade de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni à Disneyland Paris, le reste de la presse internationale s’en est fait l’écho. Plus d’ailleurs qu’en France – "Conte de fée chez Disney", titrait Libération ou "Carla Bruni, l’amie du président" pour Le Figaro – les quotidiens européens ironisent sur cette nouvelle liaison. "Que serait une collectionneuse d’hommes sans un chef de l’État dans sa collection?" demande le quotidien allemand de gauche Frankfurter Rundschau. "Même en amour Sarko fait vite et fort", titre 24 heures, le quotidien de Lausanne. "Bruni va à merveille avec la politique d’ouverture", ironise The Guardian en Angleterre. En Espagne, pas mieux. On préfère parler de "nécessités politiques" détournant les esprits de l’humiliation infligée par la venue de Kadhafi à Paris.

Le temps pour la nouvelle de traverser l’Atlantique, les médias américains commencent à réagir. Pays des valeurs familiales par excellence, la nouvelle aurait pu y sucsiter des réactions comme celles qui avaient suivi l’affaire Clinton-Lewinsky en 1998. Là encore, et comme pour tout ce qui concerne Nicolas Sarkozy, on va de surprises en surprises. Finies les caricatures grossières et les textes assassins, la presse aux États-Unis retransmet l’information simplement. Sans nuire à l’image d’un président qui a fait l’annonce de son divorce il y a à peine deux mois et qui, il y a quelques jours encore, s’affichait avec son alliance, ils racontent l’épisode en famille. Exemple typique, le New York Times qui retranscrivait fidèlement l’anecdote de samedi. D’autres grands noms de la presse américaine se sont finalement décidés à sauter le pas en développant des points de vue… inattendus.

"Le bureau du président n’aurait pas commenté leur [en parlant de Carla Bruni et Nicolas Sarkozy] position. Mais le quotidien Le Figaro, de même bord politique que le président, a publié la photo de la franco-italienne Bruni en pleine page", relève l’International Herald Tribune. Car l’avis de la presse est là: on ne s’étonne pas de la relation du président avec une icône de podium, de 14 ans sa cadette qui a été "la compagne de Mick Jagger ou Donald Trump", mais bien du fait que le couple ait rendu public cette union. Autre motif de surprise au pays de l’Oncle Sam, le lieu choisi pour afficher leurs amours. "Ce qui a réellement retenu mon attention dans cette histoire, ce n’est pas que le président Sarkozy, qui a annoncé son divorce en octobre, ait trouvé du temps pour sa romance dans son programme surchargé. C’est que le couple a été apparemment photographié, pas à l’Opéra, ni à la dernière exposition du grand Palais, mais… à Disneyland", écrit le directeur de l’agence parisienne du célèbre The Economist. Et l’auteur de détailler ce lieu comme un choix positif pour l’image d’un chef de l’État "qui aime se positionner lui-même […] en homme comme les autres" sans toutefois jamais évoquer le fait que le duo soit venu avec leurs enfants respectifs, affichant l’image d’une famille recomposée.

Du côté du Times Online, le discours est tout autant policé à travers le portrait que le journal fait de Carla Bruni. Sans aller jusqu’à utiliser le surnom "Terminator" donné par les médias russes en désignant la belle italienne, la fin de l’article présente néanmoins un léger bémol à ce tableau qui ne semble décidément choquer personne en Amérique. "Bruni se décrit elle-même comme "manipulatrice" et "enflammée", mais nie sa réputation de "stratège". "Je n’ai jamais pensé que la gloire et le pouvoir étaient importants quand on est amoureux"", écrit le journal en citant les propos de l’ex-top model devenue chanteuse. "Il semble que le président et Bruni sont ensemble – sinon pour la vie – au moins jusqu’à Noël", conclut finalement le journaliste Tom Gatti, un peu plus sceptique que ses confrères.

 

Retrouvez l’article de Tom Bishop La vie privée des présidents, deux modes d’emploi sur

http://www.france-amerique.com/actualites/article.php?id=350

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