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agnès b. reprend ses quartiers à SoHo

Fervente défenseuse du savoir-faire français, la styliste agnès b. fêtera vendredi 1er avril 2011 l’ouverture de sa nouvelle boutique-galerie sur Howard Street, à SoHo. Un retour placé sous le signe de la mode responsable.

Pour la styliste Agnès Troublé, plus connue sous le nom d’agnès b., la mode rime avec sens des responsabilités. Fermement engagée contre la sous-traitance et la délocalisation systématique dans le tiers monde, la fondatrice de la marque de prêt-à-porter se bat aujourd’hui pour maintenir autant que possible la fabrication de ses vêtements  en France.

« Selon les collections, environ 50 % de nos produits sont réalisés dans l’Hexagone », explique la créatrice qui inaugure vendredi 1er avril sa nouvelle boutique à New York. Située au 50, Howard Street, cette enseigne signe le retour de la maison dans ce quartier où la marque a tenu boutique 26 ans durant, sur Greene Street, avant de fermer ses portes il y a six ans. Elle proposera entre autre une nouvelle ligne de vêtements étiquetée  “Fabriqué en France”, gage d’un style à la française et d’une main-d’œuvre qualifiée, associée au patrimoine artisanal français.

« Les Américains et les asiatiques en raffolent, poursuit la styliste. Alors qu’à l’inverse, un vêtement Made in China ne fait plus rêver personne ». En France, la société agnès b. fait vivre au quotidien une dizaine de sites de confection française, spécialistes du flou (jupe), des pantalons ou de la maille. « Ils représentent au total 650 emplois sur le seul territoire français », explique la styliste.

Concurrence oblige, la griffe propose aujourd’hui des vêtements en provenance d’Europe orientale, des Pays Baltes ou d’Asie. « Il nous est de plus en plus en plus dur de maintenir notre production en France, admet la styliste. Nous sommes contraints de chercher des fournisseurs ailleurs. Nos jeans, par exemple, proviennent du Maroc et nos pulls en cachemire viennent de Chine, parce que les matières premières se situent là-bas. Pour la même raison, l’alpaga est confectionné au Pérou. »

Avec la crise économique globale, la chute de ses commandes et la catastrophe naturelle et nucléaire au Japon, où trois ateliers Agnès b. ont été emporté par le Tsunami, l’heure est au bilan et à la prise de conscience. Plus que jamais la créatrice, qui finance aussi la recherche scientifique, la culture et l’aide humanitaire à travers ses nombreuses activités de mécénat, en appelle à la responsabilité collective pour soutenir la création sur le territoire français. « Il faudrait que les autres marques françaises, comme Hermès ou Isabelle Marant, s’engagent dans le même sens. »

Infos pratiques :

La nouvelle boutique Agnès b. ouvre ses portes le 1er avril au 50 Howard Street, à SoHo.

usa.agnesb.com/en/

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