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Barack Obama veut plus d’efforts pour lutter contre le réchauffement climatique

Barack Obama a jugé mardi “impératif” qu’Américains et Européens redoublent d’efforts dans les prochaines semaines pour parvenir à un accord cadre international contre le réchauffement climatique à la conférence de Copenhague en décembre.

Le président américain a aussi affirmé la nécessité pour les Etats-Unis et l’Union européenne de se coordonner étroitement pour dire clairement à l’Iran qu’il doit honorer ses obligations nucléaires.

Un mois avant la conférence de Copenhague, le changement climatique a constitué l’un des sujets primordiaux d’un sommet réunissant M. Obama et les dirigeants de l’Union européenne: le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le diplomate en chef de l’UE Javier Solana, et le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE.

Mais les discussions se sont étendues aux grands aspects de la coopération entre les Etats-Unis et l’Union européenne: l’Iran, mais aussi l’Afghanistan et la crise économique et les échanges commerciaux, autant de domaines dans lesquels les deux entités sont des acteurs primordiaux des efforts en cours.

“Nous sommes tous d’accord pour dire qu’il est impératif que nous redoublions d’efforts dans les semaines qui nous séparent de la réunion de Copenhague pour créer un cadre nécessaire au progrès dans notre combat contre une catastrophe écologique potentielle”, a dit M. Obama.

Les propos de M. Obama confirment à nouveau que, malgré deux années de discussions, la conclusion d’un traité complet prenant la relève du protocole de Kyoto est désormais considérée comme hors de portée pour le sommet de Copenhague.

Les Européens étaient manifestement venus faire pression sur les Américains.

La chancelière allemande Angela Merkel, qui avait discuté de changement climatique avec M. Obama plus tôt dans la journée, a ensuite appelé à l’action dans un discours solennel devant le Congrès.

Mme Merkel et les dirigeants européens ont salué le changement d’attitude observé depuis l’installation de l’administration Obama.

Mais, a insisté le Premier ministre suédois, “il nous faut un accord” qui tienne l’engagement de limiter à deux degrés Celsius l’augmentation de la température moyenne mondiale depuis l’ère de l’industrialisation et qui fournisse une solution pour le financement de l’aide aux pays en développement confrontés au réchauffement.

La lutte contre le réchauffement climatique donne lieu à de sérieuses divergences entre Américains et Européens.

Sur l’Iran, M. Obama a souligné “combien il est important pour les Etats-Unis et l’Union européenne de se coordonner minutieusement et étroitement pour adresser (à l’Iran) un message clair disant que nous voulons le voir devenir membre à part entière de la communauté des nations, mais qu’il doit agir en conformité avec les règles et les responsabilités internationales”.

Il a salué “le rôle absolument essentiel” joué par les Européens dans l’aide civile à l’Afghanistan, sans aborder l’engagement européen dans les combats, question extrêmement sensible dans les opinions européennes, alors que lui-même est appelé à prendre une grave décision sur l’envoi de renforts américains.

Le Premier ministre suédois a rappelé que l’Union européenne avait 35.000 hommes sur le terrain, qu’elle investissait plus d’un milliard d’euros par an dans le développement du pays et qu’elle espérait donc une “relation de travail étroite” avec les Etats-Unis.

Dans leur déclaration écrite commune, les dirigeants américains et européens ont dit s’être entendus sur la création d’un conseil commun sur l’énergie, au niveau ministériel. Ce conseil devra veiller à la sécurité des approvisionnements énergétiques et aider à atteindre les objectifs de la lutte contre le réchauffement.

 

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