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Bernard Kouchner se rend aux États-Unis pour le dossier du nucléaire iranien

Après des propos jugés violents sur le programme nucléaire iranien, Bernard Kouchner s’est envolé pour Washington en rappelant sa volonté première qui est de  « négocier » pour résoudre la crise.  


 


 


Ce soir, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner s’envole pour sa première visite officielle aux États-Unis. Au cœur des débats, la crise du nucléaire iranien. Les dernières déclarations du chef de la diplomatie française ont suscité de nombreuses réactions au sein des classes politiques internationales.


 


A l’occasion d’une interview dimanche, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait en effet relancé l’offensive diplomatique en exposant son point de vue sur la gestion du conflit iranien. Le monde devrait se « préparer au pire » et « le pire, c’est la guerre », avait-il déclaré à la presse française. Si le ministre, durant la même prise de parole, a rappelé l’importance de la diplomatie, il a néanmoins soulevé de vives critiques de la part de certaines autres nations, dont l’Iran. Dès le lendemain, celui qui s’est immédiatement repris en se déclarant « va-t-en paix » et non « va-t-en guerre » modérait sa position à la sortie du Conseil des ministres aujourd’hui : « Ce que j’ai dit très clairement c’est qu’il faut éviter la guerre. Le pire, c’est la guerre. Donc il faut l’éviter, et pour l’éviter, il faut négocier, négocier, négocier ». Bernard Kouchner, qui défend une diplomatie ferme sur la question iranienne a été salué par les États-Unis pour son « sérieux ». Autre pays, autre réaction, l’Iran critiquait son « amateurisme » et le président de la République islamique déclarait ne « pas prendre au sérieux » le politique français.   


 


Le chef de la diplomatie française, qui avait dû présenter ses excuses à l’Irak pour avoir demandé la démission Premier ministre Nouri al-Maliki pourrait devoir également renouveler cette attitude auprès de l’Iran. “Avec de telles positions, il n’est pas utile d’avoir un commerce de plusieurs milliards d’euros avec la France. Paris doit présenter des excuses au peuple iranien”, déclarait  Allaeddine Boroujerdi, le président de la Commission des Affaires étrangères du parlement à Téhéran à L’Irna, l’agence officielle de presse du pays.


 


La presse américaine suit également avec beaucoup d’intérêt la nouvelle tendance de la diplomatie française. « L’européen [qui] s’est mis dans la peau des Américains et imite leurs hurlements », selon les termes de la presse iranienne, est par ailleurs perçu comme l’homme d’une diplomatie affirmée par le gouvernement français et américain.


 


Bernard Kouchner s’entretiendra vendredi avec son homologue américaine Condoleezza Rice à propos de l’adoption de nouvelles sanctions contre l’Iran au Conseil de sécurité. Faute d’accord, des sanctions hors du cadre de l’ONU pourraient être envisagées au niveau européen.

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