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“Brick Mansions”, quand Paul Walker s’essayait au parkour avec le français David Belle

“Brick Mansions”, l’un des derniers films de Paul Walker, fait entrer l’art du parkour dans le cinéma hollywoodien avec la caution de son “inventeur”, le Français David Belle, qui espère maintenant développer sa discipline aux Etats-Unis.

Produit par Luc Besson, le film est l’adaptation américaine de “Banlieue 13” et sort mercredi sur les écrans français (vendredi en Amérique du Nord). La banlieue parisienne a laissé place à la banlieue de Detroit, où un policier spécialiste des arts martiaux (Paul Walker) est chargé d’infiltrer le gang de Tremaine (le rappeur et comédien RZA) dans le ghetto de Brick Mansions, où il va faire équipe avec Lino (David Belle).

Paul Walker, décédé accidentellement en novembre dernier à l’âge de 40 ans, endosse une nouvelle fois le rôle d’un agent infiltré, comme dans la saga qui l’a rendu célèbre, “Fast and Furious”, dont il tournait le 7e opus au moment de sa mort. “Il transpirait la passion, il adorait s’amuser, il avait une âme d’enfant”, témoigne David Belle. “Je pensais que j’allais devoir rester distant, car c’était une grosse star, mais nous nous sommes tout de suite entendus”, déclare-t-il.

David Belle est le co-inventeur du parkour, cette discipline sportive extrême née dans les années 90, consistant à franchir des obstacles en milieu urbain en combinant course, sauts et escalade – illustrée notamment dans le film “Yamakasi”. Il bénéficiait d’un a priori favorable auprès de Paul Walker, car “sa fille connaissait le parkour et savait qui j’étais, du coup il était intrigué!”, explique le Français. David Belle l’a donc initié a son “art” et l’acteur américain s’est montré très consciencieux. “Il était super volontaire, il avait envie de faire plein de choses”, dit-il. “C’est grâce à lui que je suis là aujourd’hui, car c’est lui qui a apporté toute la dimension du film”.

“Comme un art martial”

De fait, l’adaptation américaine de “Banlieue 13” est restée au stade du développement pendant environ quatre ans, avant que l’arrivée de Paul Walker ne permette de concrétiser le projet. “Et un mois et demi avant le film, on m’a dit ‘feu vert’. Sauf qu’à ce moment-là, j’avais 10 kilos de trop. Je me suis regardé dans la glace et j’ai pensé: ‘Ca va pas être facile”, se souvient-il. “En un mois et demi, j’ai dû apprendre l’anglais, faire toutes les chorégraphies du film, et perdre du poids”.

David Belle compte sur “Brick Mansions” pour développer le parkour aux Etats-Unis, alors que la discipline a le vent en poupe en ces temps de domination sans partage des super-héros dans le paysage hollywoodien. Chris Evans, qui incarne “Captain America” dans la franchise Disney/Marvel, a déclaré récemment avoir inclus le parkour dans sa préparation physique pour le rôle, et beaucoup de films de super-héros s’inspirent de la discipline pour leurs scènes d’action. “Les principes du parkour existent depuis longtemps dans les bandes dessinées Marvel, mais avant, on n’était pas capables de l’intégrer au cinéma, parce que les acteurs n’avaient pas la condition physique suffisante”, observe David Belle. “Mais aujourd’hui, ça colle avec l’air du temps”.

Outre sa carrière d’acteur, qu’il espère bien voir décoller à Hollywood, le sportif de 40 ans compte aussi développer l’enseignement du parkour, qu’il a hérité de son père militaire. “Lui, il faisait des parcours du combattant, des parcours de souplesse. Ce que j’ai fait, c’est rendre tout cela plus ludique”, dit-il. “J’ai commencé à chercher des obstacles naturels dans la rue, et à chercher les moyens de les surmonter ou les contourner, avec des sauts, de la détente, de la souplesse”. “Cela s’enseigne comme un art martial”, assure-t-il. “La clé, c’est la répétition. Pour réussir un saut, il faut le répéter des centaines de fois. Parce qu’avec le parkour, on est sans filet, on n’a pas le droit à l’erreur”.

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