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« Cartier and America » : Une histoire scintillante de l’aristocratie américaine

Pour fêter le centenaire de la première bijouterie Cartier aux États-Unis, le joaillier français et le musée des Beaux-Arts de San Francisco organisent l’exposition « Cartier and America ». Une rétrospective exclusive qui vaut autant pour la beauté imposante des pièces présentées que pour ce que celles-ci révèlent de l’aristocratie du vingtième siècle.

En cette période de fin d’année où le moindre achat au supermarché se doit d’être « magique » ou « féerique », le musée des Beaux-Arts de San Francisco et le joaillier Cartier se fendent d’un très beau cadeau pour les consommateurs aux yeux blasés par les guirlandes clignotantes. L’exposition « Cartier and America », qui retrace un siècle de présence du joaillier aux États-Unis, regroupe plus de deux cents pièces issues pour la plupart de la collection privée de Cartier. La déambulation parmi ces chefs-d’œuvre du luxe réveillera très certainement chez de nombreuses visiteuses les fantasmes de petites filles se rêvant princesses.

Diamonds are a girl’s best friend

Mais derrière l’abondance de tiares serties de diamants et de colliers aux couleurs exquises, se dévoile surtout une histoire parfois intime de la vie et des mœurs de la haute société américaine. Friandes des œuvres de la maison Cartier dès le début du vingtième siècle, les riches familles américaines n’hésitaient pas à traverser l’Atlantique pour commander des pièces au maître joaillier. Le succès était tel qu’en 1909, Alfred Cartier ouvrait sa première bijouterie aux États-Unis, sur la cinquième avenue de Manhattan. De l’influente famille Vanderbilt à l’actrice Elizabeth Taylor en passant par la Duchesse de Windsor et la princesse Grace de Monaco, les plus grandes figures américaines ont contribué à faire la légende du bijoutier. Souvent témoins de relations tumultueuses ou d’engagements solennels, ces pièces reflètent la personnalité et les goûts parfois excentriques de ces grandes dames gâtées par leurs époux.

« Le roi des joailliers et le joaillier des rois »

Passionnant cours de rattrapage en histoire de l’art, « Cartier and America » s’attache aussi à montrer l’évolution des codes esthétiques au vingtième siècle et les influences étrangères qui ont façonné la patte du joaillier. Les événements historiques ont aussi laissé une trace sur les œuvres de la maison Cartier. Dans la Grande Dépression des années 30, alors que la plupart des Américains étaient réduits au chômage et à la pauvreté, la haute bourgeoisie était également contrainte de réduire son train de vie : les bijoux Cartier commandés n’étaient plus en platine, mais simplement en or. Une histoire du vingtième siècle vu de très haut, à travers le prisme des diamants du « roi des joailliers et du joaillier des rois », selon les mots du Prince de Galles Edouard VII.

Exposition « Cartier and America », au musée de la Légion d’Honneur de San Francisco. Du 19 décembre 2009 au 18 avril 2010.

Plus d’informations : http://www.famsf.org/

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