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Cédric Klapisch se glisse dans la peau des expatriés français à New York

Avec Casse-tête chinois, le dernier film de la trilogie commencé il y a douze ans avec L’auberge espagnole, Cédric Klapisch a embarqué tous ses personnages dans un New York réaliste, loin de l’American Dream.

Après Barcelone et Moscou, Xavier (Romain Duris) pose cette fois ses valises à New York pour suivre son ex-femme et continuer à voir ses enfants. Sans argent, sans travail, et surtout sans visa, Xavier partage son quotidien entre petits boulots et visites d’appartements miteux dégotés sur craigslist. Cette vision de New York, réaliste pour un grand nombre d’expatriés, le réalisateur Cédric Klapisch l’a découverte en s’installant pendant sept mois à Manhattan, durant l’écriture du scénario. “Je me suis installé dans un appartement vide et à partir de là, je me suis dit ‘comment je fais’. J’ai découvert les difficultés liées à la recherche de logement, à l’ouverture d’un compte en banque, à l’installation d’une ligne internet et à l’inscription des enfants dans des preschool. Je suis passé par là car je savais que ce serait les mêmes problèmes auxquels devrait faire face le personnage de Xavier”.

En vivant plusieurs mois à New York, Cédric Klapisch voulait aussi redécouvrir la ville, près de trente ans après s’y être installé pour suivre des études de cinéma. “J’ai pris beaucoup de photos, fais des repérages. Je voulais me faire mon New York. En trente ans, la ville a beaucoup changé. Et je ne voulais pas me référer à ce que je connaissais. Le Lower East Side, Chelsea, le Meatpacking District, sont des quartiers qui ne sont plus les mêmes. Je ne fais pas partie des gens qui trouvent que New York ‘c’était mieux avant’. Je trouve la ville même plus intéressante aujourd’hui”.

Romain Duris a lui aussi pu mieux comprendre la réalité de New York en s’installant dans un appartement, et non un hôtel, pour la durée du tournage. “J’ai logé deux mois et demi dans le Lower East Side et ça a tout changé. C’est très important dans une ville comme New York de ne pas être obligé de suivre la frénésie du touriste”, affirme l’acteur. “Tu vas acheter à manger chez Whole Foods, tu te fais un dîner, tu vis comme un New-Yorkais !”

Un tournage difficile… mais facilité par Sandy

Pour son premier film tourné en majeur partie aux Etats-Unis, Cédric Klapisch a dû se plier aux règles imposées par les différents syndicats liés à l’industrie du cinéma. “Tous les techniciens ont leur syndicat avec leurs prérogatives à suivre sur les horaires, les conditions de travail. J’avais l’impression d’apprendre le code de la route. Casse-tête chinois était un énorme film français et un tout petit film américain. Je n’ai jamais eu autant d’argent pour un film. Mais à New York, cet argent-là, ce n’est rien”.

Le tournage s’est un petit peu plus compliqué lorsque l’ouragan Sandy a frappé New York en octobre 2012. Deux jours de travail ont dû être annulés. Cédric Klapisch et l’équipe de tournage qui logeaient et tournaient dans le sud de l’île n’ont pas eu d’électricité pendant une semaine. “On a dû tourner sans camion électrique et sans projecteurs. Ça a changé tout le plan de travail et ça a profité à certaines scènes qui ont été un peu improvisées”. Le tournage a néanmoins été facilité par l’absence de voitures et de passants dans les rues de New York dans les jours qui ont suivi le passage de l’ouragan. “On avait un espace de jeu assez libre parce qu’il n’y avait plus de vie à New York. C’était bizarre de tourner à ce moment-là mais ça nous a permis de tourner des scènes que l’on n’aurait pas pu faire autrement”.

Cliquez ici pour connaître les séances du film aux Etats-Unis.

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