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Christine Lagarde

Invitée à New York par la French American Foundation, lors d’un petit-déjeuner co-organisé par Baker &Mc Kenzie, son ancien “employeur”,  et l’agence Invest in France, Christine Lagarde, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Emploi a rappelé les grandes lignes de l’action de son ministère. “Remettre la France au travail”, selon les recommandations de Nicolas Sarkozy… "Nous avons choisi la voix de l’impôt plutôt que la réforme du code du travail soumise à une négociation avec les syndicats", a expliqué la ministre, rappelant le système mis en place de déduction fiscale des heures supplémentaires, effective depuis le 1er octobre. "Nous injectons 5,5 milliards d’euros dans l’économie par ce nouveau dispositif fiscal auquel s’ajoutent les nouvelles mesures sur la succession et sur l’immobilier."

Deuxième axe de son action: l’accent mis sur la recherche et le développement . "Les entreprises qui investissent 100 millions d’euros dans la recherche et le développement ont un abattement fiscal sur 30% de cet investissement" a précisé la ministre, évoquant encore la modification de la réglementation des brevets désormais simplifiée. Troisième enjeu: moderniser l’économie. Là c’est sur la base du rapport Attali que l’économie française sera "revampée". À titre d’exemple et avec humour le jour où la grève des taxis rend plus difficiles les déplacements à Manhattan, Christine Lagarde a expliqué que ce serait un des secteurs où les restrictions pourraient être levées.

Interrogée sur sa méthode de travail, Christine Lagarde a répondu qu’à la tête de son ministère, elle n’en avait pas changé. La ministre était entrée chez Baker & Mc Kenzie après avoir passé l’examen du barreau de Paris. Dans cette société, elle a occupé différentes fonctions à la direction qui l’ont conduite à mener une réforme en profondeur de l’activité de ce cabinet d’avocats. "Le travail est un processus à long terme. 5 ans disons. La démarche est la même:  faire une proposition, convaincre les parties en présence, s’assurer de la faisabilité avec les intervenants, mettre en place les conditions du  changement." S’exprimant dans un anglais parfait, l’avocate était plutôt convaincante. Il faut dire que l’auditoire d’avocats et de personnalités du monde français et francophile lui était déjà largement acquis !

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