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Cinq grands chefs français en Alaska

Dès le 15 juillet, cinq des meilleurs chefs français, dont Guillaume Gomez le chef de l’Elysée, se rendront en Alaska pour découvrir les produits de la mer de cet Etat américain. Une visite organisée par l’Alaska seafood marketing institute (Asmi) et Joël Chenet, un restaurateur français installé sur l’île de Kodiak, qui espèrent séduire de plus en plus de consommateurs.

Promouvoir les fruits de mer de l’Alaska, voilà l’objectif de l’Alaska seafood marketing institute (Asmi). Et pour séduire les palais, rien de tel que d’emmener les chefs à découvrir la gastronomie sur place. Dès le 15 juillet 2011, une délégation de cinq toques françaises, dont trois sont Meilleurs ouvriers de France, va ainsi venir découvrir le grand nord américain.

Le chef des cuisines de l’Elysée parmi la délégation

« Cela fait vingt ans que nous faisons du marketing envers la France », explique Joe Jacobson, le directeur des programmes internationaux à l’origine de l’événement. « Notre objectif, c’est que les chefs aient une vraie expérience de l’Alaska, en rencontrant les pêcheurs, en voyant les eaux dans lesquelles sont pêchés tous les produits de la mer. »

Dans l’avion, il y aura donc des chefs de marques, dont par exemple Guillaume Gomez, celui qui règne depuis 1997 dans les cuisines du palais de l’Elysée, au service des présidents de la République. On retrouvera aussi Richard Toix, une étoile au Michelin pour son restaurant Passions et gourmandises à Poitiers, Nicolas Sale, à l’origine de la carte du restaurant de l’hôtel cinq étoiles Le Kilimandjaro à Courchevel, Martial Enguehard qui fut à l’origine des menus gastronomiques comme ceux du Napoléon ou du Royal Monceau à Paris, et enfin Christophe Die, ancien élève à l’école Robuchon aujourd’hui consultant pour Ledelas à Rungis.

Après leur arrivée à Seattle vendredi, ils s’envoleront de nouveau pour Sitka au sud-ouest de l’Etat, où ils pourront  rencontrer les pêcheurs, découvrir leurs techniques de pêche et les différentes espèces de poissons. Le dimanche, direction Juneau, la capitale, où ils échangeront avec des responsables du département de la pêche et de la chasse, qui régule ces deux activités sur le territoire.

Plus de 18000 tonnes de fruits de mer alaskains exportés chaque année vers la France

Mardi, arrivée à Kodiak, ville d’une petite île éponyme dans le golf de l’Alaska où les restaurateurs seront accueillis par Joël Chenet, un dynamique chef français installé ici depuis le début des années 2000. Fervent défenseur du patrimoine naturel et gastronomique de la région, il tient ici avec son épouse Mill Bay coffee où il propose tous les jours du poissons frai au menu

« On veut montrer à ces chefs qu’il n’y a pas que du saumon rose qui existe mais que l’Alaska offre beaucoup d’autres espèces de poisson, comme la morue du Pacifique, le flétan, les perches de roches, la raie, qui pourraient être utilisés en France », explique cet ancien compagnon du tour de France en se préparant à réaliser plusieurs démonstrations de recettes pour ses pairs.

Sur l’île de Kodiak, les invités visiteront aussi des usines de poissons, des camps de pêche, feront un tour sur un bateau de pétoncles et iront dans des zones sauvages préservées.« Il faut qu’en revenant en France, les chefs n’aient pas simplement vu le produit, mais aussi l’histoire qu’il y a derrière », ajoute Joe Jacobson d’Asmi.

Réputé pour la durabilité de ses ressources et la propreté de ses eaux, l’Alaska envoie chaque année près de 18 045 tonnes de produits de la mer directement en France (soit 56,8 millions de dollars par an), sans compter les autres exportations qui transitent par les grands ports européens avant d’atteindre l’Hexagone.

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