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Climat: l’heure de vérité à Copenhague

Copenhague, capitale mondiale du climat, réunit à partir de lundi et pour deux semaines les représentants de 192 pays pour trouver un accord de lutte contre le réchauffement de la planète, avec un final en apothéose en présence d’une centaine de chefs d’Etat.

L’événement, sans précédent par son ampleur et ses enjeux, constitue un véritable défi pour la police danoise qui a mobilisé plus de la moitié de ses effectifs: déjà 34.000 personnes – délégués, ONG, médias – se sont enregistrées auprès des organisateurs, mais seules 15.000 pourront accéder au centre de conférence pour des raisons de sécurité.

Et des milliers de défenseurs du climat devraient encore converger, en bus et trains spéciaux notamment, d’ici la fin de la semaine vers la capitale danoise où les ONG appellent, samedi, à une grande journée de manifestations pour faire pression sur les délégations.

Dans les deux semaines qui s’ouvrent, pays industrialisés et grands pays émergents devront se mettre d’accord sur leurs engagements respectifs afin de limiter le réchauffement à venir à +2°C, et sur les mécanismes pour les faire respecter.

Ils devront également assurer les pays les plus vulnérables au chaos climatique de leur soutien financier, et ce dès l’an prochain.

A ce stade, les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre des uns et des autres placent plutôt le réchauffement sur la voie des +3,5°C en 2100, selon une étude du groupe Climate Analytics publiée à la veille du sommet.

Le prix à payer se traduirait alors par l’effondrement des productions céréalières, des extinctions massives d’espèces, la montée des océans et la migration forcée de centaines de millions de personnes, chassées par les inondations, les sécheresses et les pénuries.

Le nouvel instrument international doit être arrêté à Copenhague afin d’être prêt à entrer en vigueur au 1er janvier 2013, dès expiration de la première période d’engagements du protocole de Kyoto.

“Jamais en 17 ans de négociations climatiques autant de pays n’ont pris, ensemble, autant d’engagements”, a estimé le responsable du climat à l’ONU, Yvo de Boer, exprimant un sentiment positif à la veille de ce rendez-vous.

“Rien que pour cela, Copenhague constitue déjà un tournant dans la réponse internationale au changement climatique”.

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