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Cotélac veut s’installer sur la côte Ouest

Après l’ouverture d’une troisième boutique sur la côte Est des États-Unis, Cotélac, la marque française de prêt-à-porter haut de gamme espère bien poursuivre son développement sur le marché américain.

C’est l’histoire d’une petite entreprise de l’Ain qui est parti à la conquête de l’Amérique. L’aventure de la maison Cotélac a démarré en 1993 sur les bords du lac de Nantua. Aujourd’hui, la marque de prêt-à-porter haut de gamme possède maintenant trois boutiques aux États-Unis et ne compte pas s’arrêter là.

« De France, lorsque vous voulez travailler à l’export, l’expansion naturelle se fait vers les États-Unis », explique Catherine Groener, responsable du développement de la marque en Amérique du Nord. « Au début, on faisait des salons et on vendait aux magasins multimarques. Et puis, un couple amoureux de la marque et bien implanté dans les affaires nous ont proposé de vendre nos produits à Chicago. Le magasin existe aujourd’hui depuis près de six ans. »

Allait ainsi suivre l’ouverture d’une seconde boutique dans le très chic quartier de Soho à New York en décembre 2007, « incontournable pour l’image et la visibilité » et la dernière dans l’artère commerçante de Boston en avril 2010. Catherine Groener a aussi le projet de développer un autre point de vente sur la côte Ouest. « Je vais partir en repérage à San Francisco pour le côté esprit libre de cette ville . Je connais bien la Californie, j’y avais déjà fait un peu de prospection. Mais ouvrir une boutique dans cette économie américaine reste quand même à chaque fois un défi et il faut être prudent. »
Entre la distribution dans les magasins multimarques et les boutiques, le marché américain représente 6% du chiffre d’affaire de l’entreprise, qui pourrait également bientôt avoir une boutique à Toronto.

Les vêtements Cotélac sont signés Raphaëlle Cavalli, du nom de l ‘épouse du créateur de la marque Pierre Pernod. Formée aux Beaux-Arts de Lyon, où elle était inscrite dans la section textile, sa démarche de création est d’abord artistique, avec comme matière fétiche le polyester. C’est sur les sites d’Ambérieu-en-Bugey et de Nantua que sont mis au point les modèles, coupes, plissages et traitements des tissus.

La collection est la même dans la centaine de boutiques qui existent à travers le monde. «  Cotélac s’adresse à des femmes entre 35 et 50 ans. La cliente typique vient chercher chez nous des pièces originales, qu’on ne retrouve pas ailleurs », précise Catherine Groener. « Aux États-Unis, les gens aiment porter des choses de marque : c’est le symbole d’un statut social. Notre cliente est une femme sûre d’elle qui n’a pas besoin de cela. »

Pour plus d’informations:

http://www.cotelac.fr/

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