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Critiques mitigées pour Isabelle Huppert et Cate Blanchett, dans “Les Bonnes” de Genet à New York

Les actrices françaises Isabelle Huppert et australienne Cate Blanchett se partagent l’affiche à New York de la pièce “les Bonnes” de Jean Genet, jouée jusqu’au 16 août dans le cadre du Festival du Lincoln Center.

“Superbe production”, s’est extasié le magazine New York, à propos de cette nouvelle adaptation de la pièce par la Sydney Theatre company (STC), dont le directeur artistique n’est autre que le mari de Blanchett, Andrew Upton. Les critiques sont excellentes pour l’actrice australienne qui joue la plus jeune des sœurs, Claire. “Elle a de nouveau prouvé qu’elle était le maître absolu des mutations parmi les actrices contemporaines”, écrit notamment le New York Times. Le Los Angeles Times salue sa “férocité extravagante”, Variety une “performance dynamique” et le Hollywood Reporter un “nouveau triomphe”.

Elles sont plus réservées pour Isabelle Huppert, qui joue Solange, la plus âgée des sœurs. Son anglais est jugé inintelligible par certains critiques, en raison d’un fort accent. “Son anglais est tellement difficile à comprendre, qu’une partie essentielle de cette soirée hyper-dramatique s’effondre”, écrit ainsi le Washington Post. “Son fort accent rend au moins la moitié de ses répliques incompréhensibles”, écrit aussi le Hollywood reporter. “Miss Huppert tend aussi à mimer ses répliques avec une fervente exagération comique”, estime le New York Times.

Le Hollywood Reporter estime cependant que “l’actrice rattrape ses défauts linguistiques avec une performance admirablement engagée, physiquement comique, qui la montre souvent gesticulant et dansant frénétiquement”. Quoi qu’il en soit, “c’est un plaisir de voir une paire de grandes actrices s’attaquer à une matière difficile avec une dévotion aussi décomplexée”, écrit aussi USA Today.

Genet avait écrit “les Bonnes” en 1947. La pièce tragique et violente était inspirée d’un fait divers, celui des soeurs Papin qui avaient tué leur patronne au Mans en 1933. La pièce, mise en scène par Benedict Andrews, et dans laquelle joue également Elizabeth Debicki (dans le rôle de la maîtresse) est la troisième production de la STC présentée à New York après “Un tramway nommé désir” en 2009 et “Oncle Vania” en 2012. Elle est jouée au New York City Center.

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