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De grands chefs en ébullition pendant 72 heures pour les 10 ans du “Fooding”

Hors-d’oeuvre de la mer, poisson liche caramélisé : lève-tôt et couche-tard ont pu savourer toute la nuit de vendredi à samedi un menu gastronomique à moindre prix à Paris, à l’occasion des “Ébullitions Perpétuelles”, 72 heures de cuisine non-stop avec des grands chefs.

Cette manifestation était organisée par lefooding.com à la Galerie W pour fêter les dix ans du Fooding, un mouvement culinaire français privilégiant créativité et ambiance. Dix-huit chefs emblématiques étaient invités à se relayer en cuisine toutes les quatre heures, jusqu’à dimanche soir. Les recettes d’un menu proposé aux gourmets pour 30 euros devaient être reversées à Action contre la faim.
Yves Camdeborde, chef du Comptoir du Relais et juré de Masterchef, l’émission de télé-réalité culinaire de TF1, Christophe Michalak, du Plaza Athénée, ou encore Inaki Aizpitarte, du Chateaubriand, ont notamment répondu présent.
A 4H00, samedi, le chef japonais Eiichi Edakuni, accompagné de trois assistants, qui officie habituellement au Guilo Guilo à Paris, a succédé à Christophe Pelé, chef à la Bigarrade, deux étoiles au guide Michelin, qui avait commencé son service à minuit.
“Je trouve intéressant de pouvoir faire découvrir ma cuisine et de l’ouvrir à des gens qui ne seraient peut-être pas venus dans le restaurant, a déclaré Eiichi Edakuni à l’AFP.
Applaudi entre chaque plat, le chef détaillait les ingrédients “inspirés du jardin et de la mer” et expliquait ses méthodes “façon Japon ancestral”.
“Les ‘Ébullitions perpétuelles’, c’est un clin d’oeil à la Marmite perpétuelle, un ‘restau’ du XVIIIe siècle, dont la marmite à soupe ne s’arrêtait jamais, selon la légende”, a expliqué Anna Polonsky, chargée de développement à lefooding.com. “Ce que j’ai aimé, c’est le mélange de trois ingrédients : de la grande cuisine, en plein milieu de la nuit et dans une galerie d’art. En pleine Semaine de la mode, c’est un peu la haute couture de la gastronomie”, a commenté Marie Cros, une participante.

Le Fooding, contraction de “food” et “feeling”, est aujourd’hui exporté à New York, Bruxelles ou Milan.

 

 

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