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Earth Hour : Paris éteint ses lumières pour la planète

La cathédrale Notre-Dame, l’hôtel de Ville, les opéras Garnier et Bastille, de nombreux ponts, fontaines et places de la capitale ont été plongés dans le noir samedi soir à 20h30 pour l’opération “Earth Hour, 60 minutes pour la planète”, visant à sensibiliser aux problèmes du réchauffement climatique.

Le coup d’envoi du mouvement a été donné devant la Tour Eiffel par la présidente de la section française du WWF (World Wildlife Fund ou Fonds mondial pour la nature), Isabelle Autissier devant un parterre de 60 pandas en papier mâché éclairés par des Led, symbole des 60 minutes de l’action “Earth Hour”, a constaté une journaliste de l’AFP.

La ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, surprise par l’extinction des lumières de la Tour Eiffel au moment où elle prenait la parole, a néanmoins invité les Français à limiter leur consommation énergétique toute l’année. Ce “mouvement de sursaut c’est pour se dire une fois dans l’année, et le vivre tout le reste de l’année, que la meilleure énergie, et en plus ça tombe bien c’est la moins chère, est celle qu’on ne consomme pas”, a-t-elle déclaré. La Tour Eiffel n’a été plongée dans l’obscurité que pendant 5 minutes pour des raisons de sécurité.

Les militants et sympathisants de l’opération rassemblés près de ce monument emblématique de la capitale ont, avec les responsables du WWF, la ministre et l’adjoint au maire de Paris Denis Baupin, observé une minute de silence en soutien au peuple japonais après le séisme et tsunami meurtriers, suivis d’un grave accident nucléaire, le 11 mars dernier. Quelque 129 villes françaises parmi lesquelles Lyon, Marseille, Strasbourg et Toulon avaient elles-aussi annoncé leur participation à ce mouvement mondial d’extinction des lumières entre 20H30 et 21H30 locales, lancé par le WWF.

L’action a débuté à Sydney en Australie, où l’initiative a été créée en 2007 pour sensibiliser l’opinion à la consommation excessive d’électricité et à la pollution au dioxyde de carbone, un des gaz à effet de serre.Des opposants à l’opération, réunis au sein du “Collectif contre l’obscurantisme”, rassemblant différents mouvements libéraux, avaient appelé à une contre-manifestation baptisée “Six minutes pour les lumières” en éclairant à la torche les bâtiments “frappés par l’obscurité”, estimant “qu’il est inutile d’éteindre les lumières pour réfléchir”.

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