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En attendant Art Basel Miami

Art Basel Miami, la grande foire de l’art contemporain, ne commence officiellement que jeudi. Pourtant, dès mardi soir, de nombreuses galeries avaient organisé des soirées pour lancer les festivités.

À Miami, rituellement, pendant cette première semaine de décembre il est aussi important de collectionner les cartons des soirées que ceux des vernissages, les deux étant par ailleurs souvent liés. C’est la France qui a ouvert le bal avec French Kissing in the USA, l’exposition, financée par les services cultuels français aux États-Unis et des galeries françaises, de 19 artistes émergents vivant en France exposés au The Moore Space sous la direction de Silvia Karman Cubina, directrice de la galerie et fin. L’espace est situé dans le Design District de Miami, un quartier entier dédié au design réhabilité par Craig Robins à la fin des années 90 et où Ligne Roset côtoie Vitra. (Où il ne faudra pas manquer pour les visiteurs Art Loves Design 2007 le 8 décembre, de 19 h à 23 h, www.miamidesigndistrict.net/).

À l’inauguration de French Kissing in the USA, on apercevait les officiels comme Kareen Rispal, conseiller culturel, Jerôme Neutres attaché culturel et chef du département artistique, Ashok Adiceam responsable de l’art aux services culturels à Miami, Jerôme Sans, ancien directeur du Palais de Tokyo et aujourd’hui chargé de l’image des hôtels Méridien, qui aura joué un rôle de conseil pour l’exposition. L’espace étant assez vaste, malgré la foule d’un soir de vernissage, on pouvait admirer les différentes installations: “La Répétition” de Saadanee Afif, papillons noirs, comme des graffitis sur les murs, les photos d’animaux sauvages d’Adel Abdessemed, Thais 2007″, construction murale de Karina Bisch, “Rapture”, image très forte de détritus face à l’océan avec en fond la voix de Kim Gordon, le chanteur de Sonic Youth, de Marcelline Delbecq, l’installation de 120 livres de la collection Folio entassés comme des briques de l’artiste Claire Fontaine, réinterprétation d’une œuvre de Carl André datant de 1966, ou encore les paysages photographiques de Vincent Lamouroux, pour n’en citer que quelques uns (à découvrir sur www.themoorespace.org).

On pouvait aussi admirer deux sculptures de la Française Tatiana Trouvé que l’on retrouvait chez Emmanuel Perrotin, le célèbre galeriste français qui a pignon sur rue à Miami sur la 30th Street (www.galerieperrotin.com). Dans “Time snare, Tatiana Trouvé fait un travail de mémoire, accrochant des objets hétéroclites à des tiges de fer tordues gainées de cuir, comme autant de fantômes. La fête s’est terminée tard dans la nuit dans le jardin aménagé en guinguette où l’on pouvait danser sous les étoiles. Doit-on rappeler qu’à Miami il fait 25°C en cette période de l’année?

Voir aussi l’article paru dans le numéro 15 de France-Amérique:

http://www.france-amerique.com/la_vie_franco-americaine/article.php?id=338

 

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