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11-Novembre : le son de la liberté à La Nouvelle-Orléans

La Normandy Liberty Bell retentira à La Nouvelle-Orléans lors des cérémonies du 11-Novembre. Cette réplique sonnante exacte de la Liberty Bell de Philadelphie a été fabriquée dans une fonderie en Basse-Normandie à l’occasion du 60e anniversaire du débarquement des troupes américaines en France le 6 juin 1944.

La Normandy Liberty Bell a enfin trouvé le cadre qu’elle mérite. Le National World War II Museum de La Nouvelle-Orléans va héberger de façon permanente ce symbole de l’amitié franco-américaine, qui dépérissait depuis deux ans dans un entrepôt du New Jersey.

L’association Normandie Mémoire a finalement fait don au musée américain de la cloche de 940 kilos qu’ elle avait commissionnée en 2003, avec le conseil général de Basse-Normandie, afin de commémorer en beauté le 60e anniversaire du Jour J. « Normandie Mémoire est née de la volonté d’ouvrir les cérémonies du débarquement à l

a bataille de Normandie, qui s’est prolongée jusqu’au 21 août, période pendant laquelle deux millions de soldats ont combattu au milieu de la population civile », précise l’amiral Brac de la Perrière, président de l’association, ancien commandant du croiseur porte-hélicoptères Jeanne d’Arc.

C’est le 6 juin 2004 dans les jardins de l’ Abbaye-aux-Dames de Caen que la Normandy Liberty Bell a sonné pour la première fois. « Sa note est un si bémol, précise Paul Bergamo, président de la fonderie Cornille-Harvard de Villedieu-les-Poêles où a été réalisée cette réplique sonnante exacte et donc unique en son genre. « Il a fallu trouver la sonorité de la Liberty Bell de Philadelphie, qui est la signature du fondeur », explique-t-il. Nous n’avions plus de trace des outillages utilisés il y a plus de deux cent cinquante ans mais nous avons pu utiliser le meilleur de la technologie et le meilleur de la tradition pour faire une réplique la plus fidèle possible ». Sans la fêlure cependant, qui a altéré très vite le son de l’originale, qui date de 1753. Elle a finalement été réduite au silence en 1846.

La Normandy Liberty Bell aurait dû, après une apparition à Philadelphie justement, le 4 juillet 2005, entamer une tournée américaine de deux ans puis être rapatriée en France. Mais après une série de mésaventures, elle restera « coincée » en Pennsylvanie avant qu’en 2007, une association, The French Will Never Forget, ne la récupère et ne l’entrepose dans le New Jersey… jusqu’à son transfert en Louisiane.

La cloche, désormais à bon port, a été montée cette semaine à La Nouvelle-Orléans sur un beffroi créé par son atelier et parti du Havre le mois dernier. Christian Millet, cofondateur de The French Will Never Forget, a pu, en sa capacité de transitaire international et courtier en douane à New York, superviser la logistique de l’« opération Normandy Liberty Bell ». « On a eu quelques émotions mais maintenant tout est en place pour une belle cérémonie », se réjouit-il.

Son association a été créée en 2004 en réaction à la campagne anti-française qui a suivi, aux États-Unis, le début de la guerre en Irak. Le New York Post à l’époque publia en une la photo des croix du cimetière militaire de Colleville, barrée du titre The French Forget. « Tous les ans désormais nous montons un évènement démontrant qu’au contraire les Français se souviennent très bien et sont toujours reconnaissants », explique Patrick Du Tertre, cofondateur de l’association, président de Dassault Procurement Service à New York et officier de réserve. La manifestation sur la plage de Omaha Beach en 2007 où s’étaient retrouvés plus de 2000 Français avaient beaucoup fait parler d’elle (voir la vidéo ci-dessous).

Cette année rendez-vous a donc été pris à La Nouvelle-Orléans autour de La Normandy Liberty Bell. Cette œuvre d’art, évaluée à 50 000 euros, mais à la valeur symbolique inestimable, sera désormais l’hôte du National World War II Museum, fondé par Stephen Ambrose, l’historien et auteur de Band of brothers (Frères d’armes), un ouvrage adapté pour la télévision en 2001 par Steven Spielberg et Tom Hanks. Le musée a prévu des travaux d’extension pour un budget de 300 millions de dollars avec des pavillons d’expositions couvrant tous les théâtres d’opérations de l’armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale, sur air, mer et terre. S’il ne sait encore quel sera l’emplacement définitif de la cloche, l’actuel directeur du musée, Bill Detweiller, se dit honoré de ce don « qui exprime la gratitude des Français pour les troupes américaines qui les ont libérées ».

Lors de ces cérémonies du 11 Novembre, la Légion d’Honneur sera décernée à cinq vétérans américains qui ont participé à la Libération. La Normandy Liberty Bell saluera une nouvelle fois ces héros que la France n’a décidément pas oubliés.



TEASER FWNF : france will never forget
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Infos pratiques :

Programme du 11 Novembre à La Nouvelle-Orléans (cliquez ici pour le programme complet en anglais)
9h00 : Ouverture du musée

10h30 : Concert de l’orchestre de LaSalle High School
11h00 : Début des cérémonies

Présentation de la délégation française par Damien Regnard, élu à l’Assemblée des Français de l’Étranger, Olivier Brochenin, consul général of France à la Nouvelle-Orléans, Patrick du Tertre et Christian Millet, cofondateurs de The French Will Never Forget.

Projection du film : The French Will Never Forget – DVD (4 min)

Présentation de la Normandy Liberty Bell avec Daniel Bosquet, conseiller régional de Basse-Normandie, et l’amiral Brac de la Perrière, président de Normandie Mémoire.

Remise des barettes commémoratives aux vétérans de la Seconde Guerre mondiale par l’amiral Brac de la Perrière.

Remise des Légions d’honneur à cinq vétérans américains par le major général Gratien Maire, attaché à la Défense à l’ambassade de France à Washington.

Hymnes nationaux de la France et des États-Unis.

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