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200 manifestants demandent l’arrestation de Bush en déplacement au Canada

Quelque deux cents manifestants ont crié “Arrêtez Bush ! Arrêtez Bush maintenant !” jeudi à l’arrivée de l’ancien président américain à un forum économique à Surrey, près de Vancouver, dans l’ouest du Canada.

George W. Bush est entré par une porte arrière du grand hôtel où se déroule cette conférence économique régionale auquel participe également son prédécesseur Bill Clinton, tandis que les manifestants criaient “honte !” de l’autre côté, devant une rangée de policiers. “La torture et les criminels hors du Canada”, pouvait-on lire sur une pancarte levée par un homme vêtu d’une combinaison orange à l’image de celles portées par les prisonniers de la prison américaine de Guantanamo. “Je trouve atroce que notre maire ait invité un criminel de guerre dans notre ville”, a déclaré un autre manifestant, Karsten Cattrell.

Couvert de peinture rouge et portant une pancarte qualifiant la maire de Surrey, Diane Watts, de “fille publique des médias” et M. Bush de “criminel de guerre”, il a admis sécher un cours à l’université où il suit des études pour devenir enseignant. Un habitant du quartier, Mehdi Barradi, venu manifester en famille, a dit à l’AFP qu’il croyait que M. Bush est “responsable de tant de morts et doit être traduit en justice”. “Il n’y a pas eu d’incidents importants et pas d’arrestations”, a indiqué aux médias un porte-parole de la police fédérale Drew Grainger. La sécurité des manifestants et des quelque 500 invités – qui avaient payé 600 dollars chacun pour entendre MM. Bush et Clinton “n’a pas été mise en péril”.

Le mouvement contre la venue de M. Bush au Canada a été lancé la semaine dernière par Amnesty International qui a demandé aux autorités canadiennes, un volumineux mémorandum à l’appui, d’arrêter et poursuivre en justice l’ancien président pour “crimes de guerre” et “torture”. D’autres groupes pacifistes ou défenseurs des droits de l’homme, ont depuis, rejoint la cause de l’organisation humanitaire. Le Centre canadien pour la justice internationale a lui aussi déposé un dossier de plusieurs dizaines de pages au tribunal de Surrey.

Les autorités canadiennes ont jusqu’à présent choisi d’ignorer ces démarches. Le ministre canadien de l’Immigration, Jason Kenney, a répliqué la semaine dernière, accusant Amnesty de “banqueroute morale”, de “dégénérescence et de politisation”.

 

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