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33 enfants haïtiens en route vers Paris pour être adoptés

Trente-trois enfants haïtiens adoptés par des familles françaises ont quitté vendredi l’aéroport de Martinique où leur avion avait fait escale entre Port-au-Prince et Paris, a indiqué à l’AFP la préfecture de Fort-de-France.

Ces enfants, âgés de 1 à 6 ans, étaient arrivés dans la nuit de jeudi à vendredi en Martinique à bord d’un Airbus A310 aux couleurs de la République française. Pendant l’escale d’une durée d’environ cinq heures, ils ont été pris en charge notamment par des personnels de la protection civile. Ils devaient arriver vendredi à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle – terminal 3 – avant d’ être remis à leurs familles adoptives.

Ils sont tous en bonne santé, à l’exception d’un petit garçon souffrant de diarrhées, et disposent d’un passeport haïtien, avec le patronyme des parents adoptifs. Ils ont généralement plusieurs prénoms, le dernier étant constitué par le nom de famille haïtien.

La ministre de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard, a confirmé sur LCI qu'”il y aura un autre avion dans les prochaines heures” pour des enfants dont le dossier d’adoption est “finalisé”. Elle n’en a pas précisé le nombre.

Mme Penchard a rappelé que le gouvernement avait décidé de rapatrier en France les enfants dont les dossiers d’adoption étaient “aboutis” et avait “fait l’objet d’une instruction jusqu’au bout”.

“Il faut être prudent, même si le ministère des Affaires étrangères va assouplir, accélérer la procédure parce qu’il faut protéger ces enfants”, a-elle aussi déclaré.

Le collectif “SOS-Haïti-enfants adoptés” a estimé vendredi que la France devait “aller vraiment plus vite”, à l’instar d’autres pays, dans le rapatriement des enfants en raison de “l’urgence sanitaire”.

Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, avait indiqué mercredi que 904 dossiers d’enfants haïtiens sont enregistrés par le service français de l’adoption, dont 276 au stade du jugement par les autorités haïtiennes.

“Ceux-là, les 276, nous allons les rapatrier en France le plus vite possible, c’est-à-dire immédiatement, et les autres, nous nous en occuperons un par un avec toute l’attention nécessaire”, avait-il dit.

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