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37 ans de prison pour l’auteur d’un attentat manqué à Los Angeles

Un membre algérien d’Al-Qaïda, qui avait essayé de commettre un attentat à l’aéroport de Los Angeles lors du passage à l’an 2000, a été condamné mercredi à 37 ans de prison, a annoncé la justice.

En avril 2001, Ahmed Ressam, un Algérien membre d’Al-Qaïda, avait été reconnu coupable d’avoir voulu commettre un attentat à l’aéroport international de Los Angeles, l’un des plus fréquentés au monde. Les médias américains l’avaient surnommé le “millennium bomber”, le terroriste du millénaire. Il avait été condamné deux fois à 22 ans de prison, mais les sentences avaient été annulées en appel en 2007 et 2010, au motif qu’elles étaient trop clémentes.

Mercredi, dans un tribunal fédéral de Seattle, le juge John Coughenour, a condamé M. Ressam à 37 ans de prison, soit nettement moins que les 65 années derrière les barreaux réclamées par le bureau du procureur. “A la fin des années 90, M. Ressam a planifié une attaque terroriste pour tuer et blesser beaucoup de gens”, écrit le juge dans sa décision.

“Beaucoup d’entre nous, dont le gouvernement fédéral, pensent que M. Ressam représente toujours une menace et qu’il ne devrait plus jamais être en liberté. Mais la peur n’est pas et n’a jamais été le moteur d’un juge fédéral chargé de déterminer les sentences”, ajoute-t-il. “La cour inflige une sentence suffisante, et pas plus lourde que nécessaire”, précise-t-il. La valise d’explosifs de l’Algérien avait pu être interceptée grâce à la vigilance d’un agent des douanes qui, alerté par la nervosité de M. Ressam, lui avait demandé d’ouvrir le coffre de sa voiture.

Une première peine de 22 ans avait déjà été annulée en appel en 2007. Mais en décembre 2008, Ahmed Ressam avait à nouveau été condamné à la même peine de 22 ans par un juge fédéral de Seattle, qui s’était prononcé contre les réquisitions du parquet, celui-ci réclamant 45 ans de prison. La décision avait une fois encore été annulée en appel en 2010. Membre du réseau d’Oussama ben Laden, Ahmed Ressam avait commencé, après son arrestation, par devenir une importante source d’informations pour les policiers américains, britanniques, canadiens et allemands. En 2003, il avait cependant cessé toute coopération avec la justice.

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