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870 kg de cocaïne saisis sur un voilier au large de la Martinique

Un voilier battant pavillon français a été arraisonné au large de la Martinique avec 870 kilos de cocaïne à bord et près d’une dizaine de personnes ont été interpellées, a-t-on appris vendredi de sources proches du dossier à Paris.

Toutes les personnes interpellées, 2 à bord du voilier dimanche puis, quelques jours plus tard, 4 en région parisienne et les autres dans le sud du Portugal, sont soupçonnées d’appartenir à une organisation de trafic de cocaïne dirigée par des Français installés au Portugal et en Amérique Latine, a-t-on ajouté de mêmes sources.

La drogue, d’une valeur marchande de 26,1 million d’euros a été incinérée.

Sous le contrôle de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Fort-de-France, les investigations de l’antenne Caraïbe de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), ont été menées avec l’assistance du réseau des officiers de liaison français en poste au Portugal, au Brésil et au Venezuela.

Celles-ci ont été réalisées en “étroite coordination” avec les autorités judiciaires et policières portugaises (services de l’UNCTE) et espagnoles (service du GRECO Galicia) et avec le “concours précieux” des autorités américaines (DEA) et britanniques (SOCA).

Cette enquête a permis d’acquérir la conviction qu’un transport transatlantique de cocaïne entre la Caraïbe et l’Europe était en projet.

Les enquêteurs ont donc suivi les mouvements d’un voilier, le Bebop, battant pavillon français, susceptible d’être utilisé pour amener la drogue du Venezuela vers l’Europe du sud.

Le bâtiment a été localisé dans la zone Caraïbe. L’antenne de l’OCRTIS, en lien avec le “bureau “Action de l’Etat en Mer” de Martinique a alors sollicité l’assistance des forces armées aux Antilles.

Dimanche, la frégate de surveillance Germinal a appareillé en urgence pour intercepter le voilier au petit matin, à 170 miles nautiques au nord-est de la Martinique.

Les deux Français à bord du Bebop ont été placés en garde à vue, ainsi que les quatre autres Français interpellées plus tard en région parisienne, ainsi que “plusieurs responsables de l’organisation”, interpellées au Portugal par l’UNCTE, qui ont également été écrouées.

L’enquête se poursuit toujours activement, selon les mêmes sources.

Depuis le début janvier 2011, ce sont près de 9 tonnes de cocaïne qui ont été saisies en mer par les autorités françaises dans le bassin Caraïbe, selon la direction centrale de la police judiciaire.

 

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