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A la recherche du nouveau député d’Amérique du Nord

Après la décision du Conseil constitutionnel d’annuler l’élection de Corinne Narassiguin, c’est une nouvelle campagne législative de trois mois qui débute en Amérique du Nord.

Touchée mais pas coulée. La gauche tente depuis une semaine de remobiliser ses troupes suite à l’annonce du Conseil constitutionnel d’annuler le scrutin de juin dernier et d’organiser une nouvelle élection en Amérique du Nord. Pour rappel, le Conseil des Sages reproche à l’ex-députée PS d’avoir “ouvert deux comptes bancaires, dont un à l’étranger”, pour sa campagne, alors que les candidats sont tenus “d’ouvrir un compte unique retraçant la totalité de leurs opérations financières”.

L’inégibilité de Corinne Narassiguin pose la question du choix du nouveau candidat pour représenter le PS et faire face à Frédéric Lefebvre, le candidat déchu devenu favori. Plutôt que de parachuter un socialiste de l’Hexagone, la gauche a décidé de s’en remettre à ses électeurs des Etats-Unis et du Canada. Le Parti socialiste organisera du 26 au 28 février une primaire consultative pour désigner son candidat en Amérique du Nord. Le vote des adhérents devra ensuite être soumis au bureau national du PS à Paris pour ratification. Franck Scemama, ancien élu AFE du Québec fait figure de favori. Les candidats ont jusqu’à ce week-end pour se présenter.

Autre problème pour le gauche, renouveler ou non l’alliance avec Europe Ecologie-les Verts. Le suppléant EELV de Corinne Narassiguin, Cyrille Giraud, pas frappée par l’inégibilité, n’exclut pas de se présenter de son côté si aucun accord n’est trouvé à Paris entre EELV et le PS. “La logique aurait voulu que je reprenne le flambeau suite à l’inégibilité de Corinne Narassiguin. C’est exactement le rôle du suppléant”, rappelle-t-il. Mais le PS en a décidé autrement et ne souhaite pas perdre un siège à l’assemblée au profit d’EELV”, regrette-t-il. “Les socialistes ne veulent pas lâcher le poste de titulaire”.

Une droite revancharde

Convaincue que la circonscription aurait dû lui revenir après le large plébiscite de Nicolas Sarkozy en Amérique du Nord lors de la présidentielle, la droite espère bien remporter cette nouvelle élection législative. Dès l’annonce d’un nouveau vote, Frédéric Lefebvre, largement battu en juin dernier par Corinne Narassiguin, a annoncé sa candidature. “C’est avec enthousiasme, ferveur, que je me lance dans cette nouvelle campagne électorale devant les électeurs, les Français d’Amérique du Nord. Au Parlement, je veux faire entendre la voix d’une opposition ferme et constructive qui s’occupe des Français plutôt que de son nombril”, a ajouté celui qui avait obtenu 22,08% des voix lors du premier tour de l’élection de juin dernier.
Frédéric Lefebvre devrait être officiellement investi par l’UMP d’ici quelques jours, malgré la volonté de Julien Balkany d’obtenir lui aussi le soutien du parti. “J’appelle l’UMP, ma famille politique, et l’UDI à me soutenir officiellement dès le premier tour et à éviter les erreurs de casting qui nous ont fait perdre une circonscription qu’on ne pouvait pas perdre, qu’on ne devait pas perdre ! Je suis prêt à être cet élu de proximité symbolisant cette ‘génération reconquête’.” affirme ce dernier, crédité de 6,61% lors du premier tour de l’élection législative.

Après la défaite de juin dernier, la droite ane souhaite pas refaire les mêmes erreurs. “Il ne faut pas s’éparpiller”, confirme Jean Simonetti, chargé des Français établis hors de France. “Frédéric Lefebvre est notre candidat naturel. On n’admettra pas de candidatures dissidentes”, affirme-t-il. Outre Julien Balkany, Gérard Michon, déjà candidat divers droite lors de la première élection, a confirmé qu’il serait à nouveau candidat. Tout comme Philippe Manteau qui avait représenté l’Alliance Républicaine, Ecologiste et Sociale et avait obtenu 1,41% des voix lors du premier tour de juin dernier.

Contacté par France-Amérique, le MoDem, le Front de Gauche et le FN ne sont pas encore certains d’envoyer un candidat pour cette nouvelle élection législative partielle. Le coût d’une campagne en Amérique du Nord pourrait les en dissuader. En attendant une nouvelle élection d’ici trois mois, les jeux sont ouverts en Amérique du Nord. La candidature de personnalités politiques de métropole de tous bords n’étant pas à exclure, la campagne s’annonce au moins aussi pimentée que celle de juin dernier.

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