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A la Silicon Valley, Romain Serman présente son «business plan»

Devant l’assemblé du DBF (Doing Business in French), le nouveau consul général de San Francisco, Romain Serman, a expliqué à ses compatriotes les grandes lignes de sa mission.

Pour cette avant-dernière réunion en 2010 du DBF, le jeune (38 ans) et nouveau consul général de France à San Francisco a fait belle impression. Avec son franc-parler, son dynamisme et sa proximité avec ses interlocuteurs, Romain Serman a conquis l’assemblée -une bonne trentaine de personnes- qui s’était réunis ce 1er novembre au sud de San Francisco, au cœur de la Silicon Valley a Redwood City.
Jean Louis Gassé, le maître de cérémonie,  a animé cette soirée en relançant sans cesse son invité. Poussant même Romain Serman à évoquer son parcours personnel (et des anecdotes personnelles comme sa passion pour le foot en salle… et sa récente blessure !) autant que son parcours professionnel. Conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy durant près d’une année, Romain Serman a gardé de son mentor l’énergie, le sens du contact  et une bonne dose de franc-parler.
Il a notamment parlé de son affectation à San Francisco, qu’il a expressément réclamée auprès du chef de l’Etat. Pourquoi San Francisco ? Romain assure que son choix fut motivé par le caractère dynamique de la ville. « San Francisco est un endroit où on a des intérêts à défendre, des enjeux avec des capacités d’agir et de l’influence, et c’est enfin une communauté française d’immense qualité » flattant au passage, non sans humour, son auditoire. « C’est quand même les Etats-Unis, par définition c’est important pour nous ! » a-t-il ajouté.
Il a évoqué les grandes lignes de sa mission, soulignant être encore dans une phase d’écoute de la communauté française. « La première question que je demande aux Français qui viennent me voir c’est : Qu’est-ce que nous pouvons faire ensemble ? » Une action qu’il appelle son « business plan » suggérant que le consulat devrait être géré comme une PME, qui pourrait osciller entre un service public et une entreprise privée qui générerait des bénéfices. Une vision plutôt libérale : « A Paris, on me demande de réduire les dépenses. Mais personne ne me demande comment augmenter les recettes ! » qui n’a pas manqué de soulever parmi l’assemblée quelques remarques sur le rôle et le statut des consulats de France. Apres ce débat sur les méthodes de financement des consulats,  Romain Serman a ensuite avoué s’intéresser au projet du TGV en Californie. « Est-ce qu’il y aura un TGV ou pas, là est la question… », a-t-il conclu.

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