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A la veille de la date butoir, toujours pas d’accord sur le budget

Le président républicain de la Chambre des représentants a indiqué jeudi que les dernières négociations en date sur le budget pour éviter une paralysie du gouvernement n’avaient pas encore abouti, après une réunion à la Maison Blanche avec le président Barack Obama.

Il n’y a “pas d’accord sur un chiffre, pas d’accord sur les question politiques”, a déclaré John Boehner aux journalistes à la sortie d’une réunion de 90 minutes avec M. Obama, le vice-président Joe Biden et le chef des démocrates au Sénat, Harry Reid. “Nous n’y sommes pas encore”, a ajouté M. Boehner, tout en affirmant que démocrates et républicains continueraient à négocier afin de parvenir à un accord sur les dépenses de l’Etat fédéral pour le solde de l’exercice budgétaire qui se termine le 30 septembre.

M. Reid, s’exprimant juste après le chef républicain, a mis en garde contre les conséquences d’une paralysie gouvernementale, qui interviendra dès vendredi soir si jamais aucun accord n’est trouvé, et a indiqué qu’il reviendrait à la Maison Blanche à 19h (23h GMT) pour de nouveaux pourparlers avec MM. Obama, Biden et Boehner.

Au moment même où MM. Boehner et Reid s’exprimaient, la Chambre, où les républicains détiennent la majorité, a adopté une loi de finance provisoire d’une semaine pour empêcher le blocage de l’administration, malgré une menace de veto de M. Obama. Le projet de loi a peu de chance d’être adopté au Sénat où les démocrates ont conservé la majorité après les élections de novembre 2010.

Menace de veto

Les républicains ont inséré dans ce texte, qui réduirait de 12 milliards de dollars les dépenses sur l’exercice 2011, le financement jusqu’en septembre des troupes américaines, engagées essentiellement en Afghanistan. De son côté, le bureau du budget de la Maison Blanche a affirmé que “s’il reçoit ce texte (ndlr : pour promulgation), le président y opposera son veto”.

Réagissant plus tôt à cette menace, M. Boehner s’est dit “confiant” dans le fait que parmi les démocrates, ceux “qui pensent qu’il est important de financer les troupes et d’effectuer de vraies réductions budgétaires” auraient le dessus sur le président et les démocrates du Sénat.

Sans accord entre les deux partis et sans vote du Congrès avant vendredi à minuit, les services non essentiels du gouvernement devront fermer, avec à la clé de lourdes conséquences sur l’économie américaine qui se remet à peine de la pire crise depuis les années 1930. Quelque 800.000 employés fédéraux seraient ainsi suspendus.

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