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A Las Vegas, l’équipe de France de rugby à 7 rencontre le Pays de Galles

Sélectionneur de l’équipe de France de rugby à 7 qui dispute ce week-end le tournoi de Las Vegas, Frédéric Pomarel revient pour France-Amérique sur l’originalité de cette étape américaine de la Coupe du monde.

France-Amérique : Après le tournoi de Wellington le week-end dernier, votre équipe enchaîne avec le tournoi de Las Vegas à partir de demain. Comment va votre groupe en cette veille de compétition ?

Frédéric Pomarel : Le groupe va bien et semble avoir récupéré du long voyage que nous avons effectué pour venir jusqu’à Las Vegas. Nous sommes arrivés lundi soir aux Etats-Unis après un vol de 16 heures depuis la Nouvelle-Zélande. La seule chose qui m’embête, c’est que les autres équipes sont arrivées dès le lundi matin et ont profité d’un jour de repos supplémentaire, ce qui est un avantage conséquent. C’est épuisant pour un groupe de faire un trajet aussi long, mais nous n’avons pas le choix. Il faut s’adapter à cette contrainte et arranger notre semaine d’entraînement en prenant en compte cette dimension temporelle.

Le groupe doit s’adapter à un nouveau fuseau horaire, mais également à un climat plus chaud et plus sec qu’en Nouvelle-Zélande…

Oui, même si le choc thermique n’est pour l’instant pas si important que cela. A Wellington, nous avons eu droit à de la pluie et à beaucoup de vent, alors qu’ici tout est sec. La température n’est pas encore très élevée, mais je pense qu’il fera chaud durant le tournoi. Les organismes réagissent différemment aux changements de climat, il faut donc s’adapter au plus vite.

Comment avez-vous adapté votre programme d’entraînement pour intégrer toutes ces contraintes?

Je n’ai rien “demandé” à mes joueurs lors de notre arrivée tardive lundi afin qu’ils puissent se reposer. Mais dès le mardi matin, j’ai organisé un entraînement très physique pour que le groupe se remette au travail et que chacun puisse se “tester” après une semaine éprouvante dans l’hémisphère sud. Lorsqu’un tournoi se dispute durant le week-end, les premiers jours de la semaine sont généralement consacrés au physique et à l’endurance. Dès le mercredi, l’accent est mis sur l’aspect tactique avec le visionnage de vidéos de nos prestations récentes et la mise au point de systèmes de jeu avec le groupe. J’organise également des ateliers de travail par poste (avant ou arrière) jusqu’à la veille du tournoi.

Dubaï, Wellington, Londres…le tournoi mondial de rugby à 7 se dispute dans des lieux aussi originaux les uns que les autres. Quelle est la particularité de l’étape à Las Vegas ?

Comme je le dis souvent, cette ville est plus adaptée à l’organisation d’un enterrement de vie de garçon qu’à l’organisation d’un tournoi de rugby (sourire). Mais c’est un événement qui attire les foules. Le public répond présent et beaucoup de curieux viennent voir à quoi ce sport ressemble. Mais dans ce genre d’endroit, c’est la tentation permanente. Tout le monde veut aller faire un tour en ville et voir à quoi Las Vegas ressemble. Je m’attache à ce que les joueurs restent concentrés sur le tournoi parce que nous ne sommes pas venus ici en vacances. J’ai donc décidé d’interdire toute sortie nocturne.

Votre équipe a été éliminée en quart de finale lors de l’étape néo-zélandaise le week-end dernier. Quel est l’objectif principal pour ce tournoi de Las Vegas ?

Lors du tournoi de Wellington, nous avons été éliminés par la formidable équipe des All Blacks qui fait partie des meilleures sélections au monde. Nous avons réalisé un bon match, mais c’est une équipe qui joue sur « une autre planète ». Nous ne pouvons pas encore concurrencer des sélections nationales comme celle-ci. Nous débutons notre tournoi demain contre le Pays de Galles, puis nous rencontrerons l’Afrique du Sud samedi matin. Il nous faut gagner au moins un match pour nous qualifier pour le tour suivant. Si nous n’arrivons pas à nous qualifier, je souhaiterais au moins que l’on remporte tous nos matches de classement.

Le rugby à 7 est un sport en pleine croissance, admis récemment aux Jeux Olympiques de Rio de Janeiro en 2016. Quelle est l’importance de cette reconnaissance pour le développement de la discipline ?

C’est une promotion sans précédent pour le rugby à 7. Nous allons bénéficier d’une exposition plus importante et développer la discipline. La Fédération française de rugby a d’ailleurs mis en place un plan de développement du rugby à 7. Ce sport se professionnalise peu à peu, les moyens sont plus importants, et les clubs rechignent moins à mettre leurs joueurs à disposition de l’équipe de France que par le passé (sourire).

Pour plus d’informations :

www.irbsevens.com/ site de la fédération internationale de rugby à 7

www.usasevens.com/las-vegas/ site officiel du tournoi de rugby à 7 de Las Vegas

Les rencontres seront diffusées sur NBC Sports http://nbcsports.msnbc.com/ et Universal Sports  www.universalsports.com

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