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A New York, le coup de blues des touristes français désoeuvrés

Que faire à New York quand les attractions, les musées et les magasins sont fermés ? Des milliers de touristes désemparés cherchaient une réponse mardi, dans une ville sans transports en commun et où les restaurants étaient pour la plupart fermés.

Pas question de visiter l’Empire State building, la statue de la Liberté, ou le Metropolitan museum. Pas question non plus d’aller voir une comédie musicale à Broadway, ou un opéra au Lincoln Center. Tout est fermé en raison de l’ouragan Sandy qui a inondé des quartiers entiers de la ville lundi soir, et privé d’électricité une bonne moitié de Manhattan.

Même Central park, le poumon vert de la ville, est inaccessible, fermé par la mairie qui redoute les chutes de branches ou d’arbres, après les vents violents qui ont soufflé jusqu’à 95 km/h. Jean-Charles Beyaert, un chirurgien dentiste d’Orléans est arrivé avec un groupe de 16 amis et membres de sa famille vendredi soir pour une semaine. Ils avaient en principe un programme chargé. Messe Gospel à Harlem, université de Columbia, Visite de Brooklyn, musées, shopping, balades à Central Park. Sandy est venu tout contrarier.

Guide à la main, le groupe aux ponchos multicolores marche sans but clair dans les rues de Manhattan. Il a trouvé de quoi manger un hamburger dans une des rares enseignes de restauration rapide ouvertes sur la 23e rue. “On se promène, puisque tout est fermé”, raconte philosophe M. Beyaert. “Mais nous allons avoir une fin de semaine chargée. Car il va falloir rattraper notre programme”, dit-il.

Faire contre mauvaise fortune bon coeur

Son épouse Aurore essaie de faire contre mauvaise fortune bon coeur. “On aurait pu rester coincés, ne jamais arriver”, dit-elle. Mais certains touristes sont nettement moins heureux. Marie est venue de Paris avec ses deux filles pour les vacances de la Toussaint. Leur hôtel n’a plus d’électricité. De quoi leur casser le moral, alors que le froid a succédé mardi à la pluie et aux bourrasques de vent.

Hélène Leplat, d’Epinal, est toute aussi “dégoûtée”. Logée chez le frère d’une amie dans un petit appartement, “on n’a rien à faire” dit-elle, maudissant une tempête qui lui fait perdre “deux jours et demi”. Avec deux amies, elle prévoyait d’aller à Brooklyn, d’admirer la vue en haut de l’Empire State building, et de visiter le musée d’histoire naturelle.

Un couple d’Argentins, venu pour la première fois à New York, en gardera probablement un souvenir amer. “Nous sommes arrivés dimanche matin, nous n’avions rien entendu avant de partir de Buenos Aires. Nous sommes à l’hôtel Mondrian de Soho, il n’y a ni eau, ni électricité. On nous a distribué des bouteilles d’eau. Il n’y a presque rien à manger. On a eu des fruits au petit déjeuner et hier soir rien, une femme de chambre nous a donné du pain et du fromage”, explique Margarita SeeBer, infirmière d’une trentaine d’années. Avec son ami, elle cherche un café ouvert et veut aller se promener à Central park, ignorant que le parc est fermé.

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