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A New York, l’UMP sèche ses larmes

Les militants et sympathisants UMP se sont réunis dimanche midi au cœur de Manhattan pour suivre les résultats de l’élection présidentielle. A l’annonce du nom de François Hollande, l’heure était à la déception.

Les sourires sont crispés et l’ambiance morose peu avant l’annonce officielle des résultats. Et sur les coups de 14h, un vent de déception souffle dans le café de l’Opia, où une centaine de sympathisants UMP sont réunis autour d’un brunch. Dans l’assemblée, silence glacial et larmes aux coins des yeux. “Ça va être difficile pour l’avenir”, confie Antoine. “Il faut respecter le choix des Français mais honnêtement, on ne va pas s’en sortir, regrette Wilfrid. François Hollande n’a pas l’envergure d’un président”.

Lorsque Nicolas Sarkozy prend la parole pour son discours, tous les yeux sont rivés sur l’écran qui retransmet en direct l’émission de France 2. On applaudit, on crie “bravo !” et “merci !” mais les gorges restent serrées et les yeux humides. “Oui, son discours m’a beaucoup émue et Nicolas Sarkozy va beaucoup me manquer”, soupire Benjamine en séchant ses larmes. “Son discours était fabuleux, parfait, avec un respect profond pour les valeurs françaises” s’enthousiasme Wilfrid.

Faible écart de voix

L’arrivée des desserts n’égaye pas les cœurs et les visages restent très fermés. “Je m’y attendais mais j’espérais un miracle, se désole Nicolas. Le verdict des Français est très injuste”. “Il fallait laisser à Nicolas Sarkozy le temps de mener sa politique, ajoute Anne-Sophie. Il a fait beaucoup pour les expatriés. Et en tant que Française vivant à l’étranger, je ne me reconnais pas du tout dans François Hollande. Ça me conforte dans l’idée de ne pas revenir en France !”

D’autres cherchent tout de même à se réconforter et soulignent le faible écart de voix qui sépare Nicolas Sarkozy de François Hollande. “On n’est pas passé très loin. Ça s’est joué à quelques centaines de milliers de voix” (1,15 million selon les dernières estimations, ndlr), commente Nicolas Puygrenier, avocat au barreau de New York et soutien de Frédéric Lefebvre aux législatives. “Ce n’est pas le raz-de-marée que les gens prédisaient, ajoute Antoine. Et c’est beaucoup plus serré que ce qu’annonçaient les sondages”.

L’auditoire est déjà réduit de moitié quand François Hollande entame son discours. “J’en ai assez entendu pendant le débat, je n’ai pas envie de l’écouter”, confie Hélène avant de quitter la salle. Si le reste de l’assemblée reste relativement attentif, les plaisanteries et les jeux de mots vont bon train. “La faillite, c’est maintenant !”, lance Ghislain à plusieurs reprises. “Son discours est généraliste et vide de sens”, renchérit Alexandre.

Pour les législatives, “rien n’est encore joué”

Alors que certains quittent la salle résignés, d’autres ne se laissent pas abattre. Antoine Treuille, candidat divers droite aux élections législatives en Amérique du Nord, en fait partie. “Le peuple s’est exprimé mais le débat continue. Rien n’est encore joué et avec les législatives, les Français ont une nouvelle chance de s’exprimer. Une cohabitation gauche-droite est possible”.

De son côté, Nicolas Puygrenier, responsable des jeunes UMP de la côte est des Etats-Unis, met l’accent sur le défi que doit remporter la droite en Amérique du Nord.”Pour les législatives, rien n’est gagné car si la droite est majoritaire aux Etats-Unis, le Canada est aussi à prendre en considération”. “Ce qui est sûr, conclut Antoine, c’est qu’il y a un sentiment anti-sarkozyste qui va nuire aux élections législatives”. Affaire à suivre… les 2 et 16 juin prochains !

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