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Accents français pour la future biennale d’art contemporain à Harlem

Ils sont six Français à travailler actuellement sur le projet d’une biennale d’art contemporain à Harlem en 2012. Fondateurs, commissaires d’exposition, ou artistes, les Français sont nombreux à participer à ce projet, qui veut mettre les habitants du quartier au cœur de l’évènement.

« Cette biennale aura une vraie connexion avec la France ». Muriel Quancard, une des fondatrices de ce projet qui devrait voir le jour en mai 2012, reconnaît que le hasard veut que de nombreux Français participeront à cet événement. Ancienne directrice de galeries à New York, elle consacre aujourd’hui une grande partie de son emploi du temps à mettre en place cette biennale d’art contemporain, qui sera une première pour New York. Outre Muriel Quancard, trois commissaires d’exposition sont également français : Claire Tancons, comissaire associée de la biennale Prospect à La Nouvelle-Orléans, Catherine David, ancienne conservatrice du Musée national d’art moderne au centre Pompidou et Ami Barak, ancien directeur artistique des nuits blanches à Paris. Dans cette équipe d’une vingtaine de personnes figure également Nathalie Anglès qui a dirigé plusieurs résidences d’artistes et qui vient de monter Residency Unlimited à New York. Et le premier artiste installé à Harlem en résidence vient lui aussi de France et devrait travailler en parallèle avec des rappeurs de la Courneuve. Enfin, Edward Hillel, le directeur artistique de la biennale a vécu une dizaine d’années à Paris.

 

« Faire de cette biennale, un miroir pour les habitants »

« Peu de gens le savent mais Harlem est un lieu de culture. Une biennale d’art contemporain a une raison d’être à ce moment-là, dans ce territoire-là. » Selon Muriel Quancard, le quartier de Harlem, en pleine renaissance, est l’endroit idéal pour un tel évènement. « On assiste à un phénomène d’embourgeoisement urbain qui vient notamment du développement voulu par la mairie de New York de certaines zones de Harlem. Un quartier populaire voire pauvre, devient branché puis bourgeois ». Appelé également gentrification par les sociologues, ce processus à déjà eu lieu à Soho, Tribeca ou encore dans le Meatpacking. « Harlem a toujours résisté pour garder son identité. Les habitants ont donc demandé à participer aux comités

spéciaux de rénovation. » C’est dans ce sens que la biennale a été imaginée. Pour éviter un impact trop fort de ce phénomène de gentrification sur la vie à Harlem, les organisateurs souhaitent que les habitants s’approprient l’événement. « Une biennale fonctionne entre le local et l’international. La culture est un catalyseur de bon changement. Ce projet artistique à une vocation communautaire, sociale, voire politique. » Associations de quartiers et écoles seront donc amenées à participer aux différentes œuvres, pour faire de Harlem le centre culturel de New York en 2012.

 

http://www.quancardcontemporaryart.com/

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