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Adrien Puget : “UCLA offre un contexte favorable à la réussite”

Jusqu’au 27 mai, l’Université de l’Illinois accueille le championnat universitaire de tennis, Division 1 des NCAA (National Collegiate Athletic Association). Il y a deux jours, l’équipe masculine des Bruins de UCLA s’inclinait en finale face aux Cavaliers de Virginie. Adrien Puget, 22 ans, joueur bordelais d’UCLA détenteur d’une bourse du prestigieux campus californien de Los Angeles, est revenu pour France-Amérique sur les raisons de cette défaite mais aussi sur les opportunités que lui offre le système universitaire américain.

France-Amérique : Depuis deux ans, vous jouez pour UCLA et étudiez les sciences politiques en parallèle. Que vous apporte cette double expérience ?

Adrien Puget : Enormément. J’apprends tous les jours sur moi-même. En arrivant, j’ai dû tout de suite m’adapter à un environnement précis, qui ne m’était pas familier : le campus américain ! UCLA offre un contexte favorable à la réussite de chaque étudiant par ses infrastructures, le suivi scolaire, le climat ensoleillé et l’ambiance positive qui y règne. Dès mon intégration dans l’équipe de tennis, j’ai changé d’état d’esprit. Dans les universités américaines, les tournois sont considérés comme de véritables événements festifs. Les sportifs se sentent toujours soutenus. C’est agréable. Cet univers me correspondait parfaitement à ce moment là. Le côtoiement au quotidien de nationalités différentes m’a également permis de découvrir d’autres cultures plus enrichissantes les unes que les autres. Je pense que c’est une expérience utile au développement de chacun. Etre loin de la famille nous apprend aussi à devenir plus autonome.

Vous vous êtes entraîné auparavant au sein du système fédéral français : ligue, Pôle France, INSEP et Roland Garros. Avez-vous constaté des différences sur les terrains californiens ?

Les entraînements aux Etats-Unis sont plus offensifs qu’en France. Lors des tournois universitaires, l’équipe doit gagner en tout trois doubles. Nos coaches insistent alors beaucoup sur le jeu vers l’avant. C’est-à-dire d’un point de vue tactique, de plus monter au filet et de finir les points à la volée. Le mental est aussi mis à rude épreuve. Lorsque nous représentons notre université dans les championnats, on a l’impression de jouer notre vie. L’ambiance est intense. Notre staff nous apprend à gérer les moments de pression et surtout à croire qu’on peut toujours y arriver. Avec mes co-équipiers, on est très soudés, en entraînement comme en compétition. Qu’on gagne ou qu’on perde, on se fait confiance mutuellement. Cela nous renforce individuellement.

L’année 2013 est un véritable tremplin pour l’équipe de tennis de UCLA. Vous avez gagné le tournoi de la Pacific 12 Conference fin avril et vous venez tout juste d’être finalistes du Championnat des NCAA face à l’Université de Virginie. Quels ont été les points forts de votre équipe pour remporter ces titres ?

Chaque équipe universitaire de tennis compte en tout six joueurs. Généralement, les trois derniers ne sont pas très bons. Notre force ? Nous avons chacun des niveaux de jeu corrects et homogènes de 1 à 6. Il n’y a pas un joueur qui se détache vraiment ou qui est meilleur que l’autre. Notre âme compétitrice se révèle naturellement sur le terrain. Elle nous amène jusqu’à maintenant vers une belle régularité. Elle nous a aussi permis de remporter tous nos matches de doubles, donc de gagner les rencontres plus facilement au cours de l’année.

Vous disputez actuellement le championnat des NCAA en individuel. Une deuxième chance pour vous. Comment vous-êtes vous préparé ?

Je me sens relativement en forme. J’ai de l’assurance. Il faut la garder, malgré ma défaite en finale du championnat par équipe. Ce n’est pas facile d’enchaîner quatre rencontres d’affilée. Cela pompe énormément d’énergie pour la suite. J’avais une balle de match pour nous faire ramener le trophée de la victoire. Malheureusement lorsque tu la rates, c’est dur de s’en remettre, à la fois physiquement et psychologiquement. Je suis encore très touché. Je vais mettre toutes les chances de mon côté et on verra sur la durée ce que ça donne.

En 2011, vous n’étiez même pas classé et aujourd’hui vous vous placez au 22e rang de l’ITA (Intercollegiate Tennis Association). Quels sont vos rêves pour le futur ?

J’aimerais terminer dans le Top 10 l’an prochain. Après, tout dépend du “line-up“ (de l’ordre des joueurs face à l’équipe adverse, ndlr). Je joue souvent en numéro 3 et cela me pose parfois problème pour grimper dans le classement. Mais ma progression technique et la maturité que j’ai acquise peuvent m’aider à atteindre cet objectif. Cependant, je ne m’arrête pas là. L’étape à franchir sera après l’université. Mon ultime rêve serait de jouer sur le circuit professionnel et de me confronter aux meilleurs joueurs mondiaux. Quand j’étais en France, on m’a proposé de visiter de nombreuses universités américaines comme par exemple celles de la Floride, du Texas et du Kentucky qui compte actuellement trois joueurs français. Je suis bien content d’avoir choisi UCLA. Elle me mène jusque là dans la bonne direction et m’aide à appréhender l’avenir plus sereinement. J’ai grandi intérieurement et j’ai progressé tennistiquement. Je n’ai aucun regret !

Informations pratiques :

Du 16 au 27 Mai 2013

NCAA 2013 Tennis Championship Division 1

Université de l’Illinois

Khan Outdoor Tennis Complex

1800 S Wright Street

Urbana, IL 61802

Réservations tickets

Suivez les matchs en live ici.

Suivez l’actualité des UCLA Bruins.

 

 

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