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Affaire Cahuzac: Ayrault, devant les députés PS, dément toute enquête parallèle

Jean-Marc Ayrault est venu mercredi s’exprimer sur l’affaire Cahuzac devant des députés PS “abasourdis mais pas KO”, démentant avoir eu connaissance d’une note de police sur une enquête parallèle.

“Il a démenti l’existence de cette note. Il a dit n’avoir jamais eu de note entre les mains”, a déclaré à la presse un porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, le député de l’Essonne Thierry Mandon, qui a indiqué que la venue du Premier ministre avait été décidée mardi soir. François Hollande et Jean-Marc Ayrault “n’étaient informés ni l’un ni l’autre”, a assuré M. Mandon. Le Premier ministre, qui a “redit avec force de garder notre exigence d’exemplarité face à la faute” de l’ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac, a affirmé que “personne n’est intervenu dans l’enquête préliminaire” et qu’il n’y a pas eu “d’officine”, “d’enquête parallèle”, “de pression sur les médias”, selon plusieurs tweets du député des Alpes-de-Haute-Provence Christophe Castaner.

Le ministère de l’Intérieur a aussi démenti mercredi avoir initié “toute enquête parallèle” de la police sur des comptes bancaires détenus à l’étranger par Jérôme Cahuzac. “En aucun cas, il n’y a eu d’enquête parallèle – ni avant, ni pendant – celle menée depuis le 8 janvier 2013, sous la direction du procureur de la République de Paris”, par la police, selon le communiqué du ministère de l’Intérieur, qui nie également toute intervention des services de renseignement.

Le 21 décembre, des sources gouvernementales avaient démenti des vérifications discrètes effectuées auprès des autorités suisses par des services de police, vérifications qui auraient permis d’accréditer dès cette période la thèse de l’existence d’un compte bancaire en Suisse détenu par Jérôme Cahuzac. “Abasourdie mais pas KO, la majorité se soude autour de son Premier ministre”, a affirmé, également sur son compte Twitter, son collègue de l’Isère Olivier Véran, saluant une “intervention digne” de Jean-Marc Ayrault devant le groupe socialiste.

Florent Boudié, député PS de Gironde, a tweeté son sentiment d’assister “médusé, trompé, meurtri aux ravages de la bombe Cahuzac”. “Hier, l’ambiance oscillait entre l’abattement et la révolte. Aujourd’hui, avec une nuit de recul, c’est l’abattement qui l’emporte. Les parlementaires qui sont ici sont des gens sérieux qui donnent le meilleur d’eux-mêmes pour redresser un pays qui en a bien besoin, et ils ne veulent pas que leur tâche soit polluée par ce genre de comportement”, a commenté Thierry Mandon.

Le Premier ministre, qui s’exprimait avant la diffusion de l’intervention télévisée de François Hollande, “est venu nous dire que les élus qui fautent doivent être irrémédiablement sanctionnés (…) Les règles qui existent aujourd’hui sont insuffisantes, les interdictions qui touchent les élus sont insuffisantes”, a dit Thierry Mandon. Le Premier ministre s’est ensuite rendu auprès des députés Radicaux de gauche.

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