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Affaire Polanski : les avocats américains réclament l’abandon des poursuites

Les avocats américains du cinéaste Roman Polanski, accusé de “relations sexuelles illégales” avec une mineure en 1977, ont à nouveau demandé l’abandon des poursuites, estimant que le procès n’avait pas été équitable, a-t-on appris de source judiciaire.

Les avocats du cinéaste ont déposé une requête devant une cour d’appel de Los Angeles, affirmant que de nombreux vices de procédure avaient entaché le procès de leur client, aujourd’hui assigné à résidence dans son chalet suisse de Gstaad dans l’attente d’une éventuelle extradition aux Etats-Unis.

Chad Hummel et Bart Dalton demandent à la cour de statuer sur leur client dans les plus brefs délais, et par contumace. “Un examen immédiat est une nécessité impérieuse”, écrivent-ils dans leur requête.

La défense de Roman Polanski, âgé de 76 ans, avait déjà réclamé l’abandon des poursuites au motif que le procès de leur client n’avait pas été équitable, mais avait été déboutée par la justice. Cette dernière avait par ailleurs refusé, en première instance, de juger le cinéaste par contumace.

Les avocats affirment cette fois que des membres haut placés du bureau du procureur avaient convaincu le procureur de l’époque, Roger Gunson, de ne pas demander la révocation du juge de l’affaire, Laurence Rittenband – aujourd’hui décédé – alors même que ce dernier aurait reconnu devant eux avoir commis des irrégularités dans la procédure, selon le Los Angeles Times.

Ces “communications” entre le juge et des membres du bureau du procureur, sans en informer la défense, constituent une grave erreur de procédure. MM. Hummel et Dalton demandent la désignation d’un conseiller spécial, chargé de faire la lumière sur ces erreurs de procédure présumées.

En mars 1977, le cinéaste, alors âgé de 43 ans et réalisateur déjà mondialement connu, avait eu une relation sexuelle avec une mineure de 13 ans, en marge d’une séance de photographie chez l’acteur Jack Nicholson.

Quelques semaines plus tard, au cours de son procès pour viol, à la suite d’une plainte des parents de l’adolescente, M. Polanski avait plaidé non coupable avant de changer de stratégie et de reconnaître le détournement de mineure.

Mais le cinéaste s’était finalement enfui des Etats-Unis avant le prononcé du verdict, craignant d’être lourdement condamné. Il n’a jamais remis les pieds aux Etats-Unis.

Les autorités suisses avaient précisé en février qu’elles ne statueraient pas sur l’extradition du cinéaste franco-polonais avant une décision définitive de la justice américaine sur le jugement par contumace.

Elles avaient également observé que si la Suisse décidait finalement d’extrader Roman Polanski, celui-ci pourrait déposer plusieurs recours devant la justice helvétique, prolongeant la procédure “de quelques mois à un an”.

 

 

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