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Alain Bertrand, peintre de l’American Way of Life

Au premier coup d’œil, elles apparaissent comme des photos des années 50. Les peintures ultra-réalistes d’Alain Bertrand font référence à la société américaine en plein essor. C’était le temps de l’Amérique modèle et sublime. France-Amérique dresse le portrait de cet artiste tombé amoureux du Nouveau continent.

C’est dans son nouvel atelier de la région parisienne, installé au fond de son jardin, qu’Alain Bertrand peint ses toiles qui respirent  « l’American Way Of Life. » Né en 1946, après la libération française par les Américains, ce natif de Paris passe une partie de sa jeunesse en région parisienne avant d’être envoyé à Évreux en pension. Cet isolement et la proximité d’une base américaine vont forger son caractère et sa passion. Là, il découvre le rock’n’roll, Elvis Presley, les cigarettes et les voitures américaines. « J’avais déjà ma vision des États-Unis à l’époque », affirme Alain Bertrand.

Après son service militaire, il rentre chez Renault et devient responsable du contrôle des modèles R5 et R12. Parallèlement, il commence à peindre des voitures et réussi à placer ses dessins dans des journaux de BD (Tintin, Pilote). « En 1976, j’ai entrepris mon premier voyage aux États-Unis. Je suis tombé amoureux des camions américains. Je les ai trouvés très beaux et très représentatifs de la société. J’ai réalisé deux, trois aquarelles de ces camions : c’est ce qui m’a fait rentrer chez Barclay pour réaliser des albums de CD, notamment pour Eddy Mitchell. C’est un peu grâce à ce voyage que je suis devenu illustrateur. »

Alain Bertrand décide alors de quitter l’usine pour se consacrer à sa peinture et à ses dessins. En 1982, il crée avec Patrice et Christian Larue l’agence Bahamas : un groupement d’illustrateurs qui réalisent des campagnes publicitaires nationales. Sa nouvelle activité professionnelle ne l’empêche pas de retourner aux États-Unis à la recherche du mythe américain, de vieilles voiture roulantes ou démolies, de l’ambiance particulière des dinners ou des boîtes de jazz. « Depuis mon premier voyage, je suis retourné 45 fois aux États-Unis, notamment dans la région du Nouveau-Mexique et de l’Arizona, les régions que je préfère. J’ai beaucoup voyagé à travers le pays. Mon frère est maintenant routier là-bas, ce qui est une drôle d’histoire pour moi aussi. Si je cumule tous mes voyages, je pense que j’ai passé plus de trois ans en Amérique », affirme-t-il.

De ses escapades aux États-Unis, Alain Bertrand a ramené des dizaines d’anciennes voitures américaines. « Aujourd’hui, j’ai 8 voitures en parfait état de marche dans mon garage et des dizaines entassées dans mon jardin que j’ai transformé en une sorte de casse de vieilles bagnoles avec de vieilles pompes à essence. »

Actuellement, Alain Bertrand prépare une exposition à Londres. Cette exposition consacrera tous ces genres de peintures : de la peinture en noir et blanc à la peinture sépia, caractéristique de son aventure à Cuba, jusqu’à un nouveau type de toile qu’il qualifie de pop et art psychédélique. Lui, qui a déjà exposé à Paris et aux États-Unis promet de revenir à New York à l’horizon 2010 pour une exposition qui se fera sur Park Avenue, non loin de Grand Central Station qui l’inspire tant.

Non loin aussi d’un de ses restaurants fétiches à New York : Chez Serge. « C’est un de mes amis qui tient ce restaurant, l’endroit est super. À chaque fois que j’y vais, Serge me fait des imitations de Belmondo à pleurer de rire. » La simple évocation de ces bons souvenirs suffit à Alain Bertrand pour lui donner envie de retourner pour la 46e fois aux États-Unis.

 

www.alainbertrand.com

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