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Alexandre Durand, l’avenir tranquille

Mention très bien au baccalauréat scientifique, 2ème prix du concours général d’anglais du ministère de l’Éducation nationale, une vie associative très remplie et futur étudiant à Harvard… Alexandre Durand est franco-américain, il a 18 ans et possède tout du jeune prodige. Portrait d’un jeune homme dont l’avenir, certes toujours indécis, n’inquiète personne…

Une poignée de main ferme. Un regard solide. Alexandre Durand, lauréat du deuxième prix du concours général d’anglais du ministère de l’Éducation nationale, est né à Boston d’un père français et d’une mère vénézuélienne, et a grandi dans la banlieue de New York. Dès la petite section, il intègre l’école franco-américaine de New York (FASNY) et ne la quittera plus avant d’avoir son baccalauréat section Scientifique. « À la fin de la quatrième, on nous propose de changer d’établissement mais j’aimais bien l’école et son système », explique Alexandre. Un système qu’il décrit lui-même comme étant un bon compromis entre celui que l’on trouve en France et celui des États-Unis : des matières empruntées aux programmes de l’Éducation nationale, des cours en français et en anglais et un aspect associatif très développé au sein de l’établissement.

Élève modèle depuis son plus jeune âge, Alexandre est en plus très actif au sein de l’école. Il participe au journal du lycée, au magazine littéraire et contribue à la création du Year Book, ce fameux album regroupant les souvenirs de l’année scolaire qui vient de s’écouler. Sans oublier la pratique régulière d’un sport. Cette année, ce fut le rugby, mais pour ce fan d’Arsenal, le football est resté longtemps un sport de prédilection.

Et l’investissement du jeune homme dans le milieu associatif ne s’arrête pas là puisque sur son CV on peut lire qu’il a effectué sa première réelle expérience au sein de l’ONG Global Green, filiale de la Green Cross de l’ex-président russe Mikhaïl Gorbatchev. « J’y ai travaillé pendant 6 semaines, ce qui m’a permis d’aller visiter Moscou en novembre dernier », se rappelle le jeune homme. « C’était vraiment une expérience très enrichissante ».

Et en juin, Alexandre ajoute à son arc une nouvelle corde : le deuxième prix du prestigieux concours général d’anglais qui, depuis 1744, met en compétition les lycéens du système français dans de diverses disciplines. « Au début, je ne savais pas trop de quoi il s’agissait. Les professeurs sélectionnent les élèves pour telle ou telle matière. Moi c’était pour l’anglais, et j’ai donc dû passer une épreuve de cinq heures à l’écrit », explique Alexandre. « L’épreuve commençait à 6 heures du matin. Il s’agissait d’un texte de Jack Kerouac, extrait de son livre Sur la route, et nous devions répondre à 4 questions et faire la traduction d’une partie du texte ». Ce jour-là, Alexandre a utilisé chaque minute du temps qui lui était imparti et n’est sorti de la salle qu’à 11 heures avant de continuer normalement sa journée de cours. « J’ai su début juin que j’avais gagné un prix, mais honnêtement je ne savais pas trop à quoi cela correspondait. J’ai été invité à une remise du diplôme dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne le 3 juillet où j’ai croisé beaucoup de personnalités comme Luc Chatel (ministre de l’Éducation nationale, ndlr) ou Patrick Poivre d’Arvor. C’est là que j’ai réalisé que c’était quelque chose d’important », confie-t-il. Une belle récompense qui ne doit rien au hasard puisque malgré l’impression de facilité qu’il dégage, Alexandre reste un élève assidu, conscient de l’encadrement « rigoureux » de son école.

Un travail réellement payant car au-delà de son prix au concours général, Alexandre a multiplié les performances cet été : il a obtenu 16 de moyenne au Bac S option internationale avec une mention très bien à la clé, et a été admis à l’une des plus prestigieuses universités des États-Unis, Harvard. « C’est un campus très bien, j’ai beaucoup aimé le visiter », raconte modestement le garçon. Et même s’il ne sait pas encore très bien vers quel métier il souhaite s’orienter, Alexandre sait déjà quels « aspects » il veut donner à sa future carrière : « Je reste ouvert à toutes les directions, mais je sais déjà que j’aimerais pouvoir voyager, et avoir une fonction relative à la diplomatie ou peut-être à l’économie. Rien n’est fixé, j’ai jusqu’à la fin de ma deuxième année pour choisir mon major (matière principale, ndlr) », dit-il en souriant.

Après avoir passé quelque temps en France auprès de sa famille, Alexandre Durand est maintenant rentré chez lui dans le Westchester afin de préparer sa rentrée à Harvard et la nouvelle vie qui l’attendra dès septembre sur le campus universitaire de Boston. Et si le jeune homme n’a pas encore statué sur son orientation professionnelle, le doute ne plane pas quant à sa future réussite.

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