Subscribe

Alexandre Pougachev, propriétaire de France Soir, votera pour Marine Le Pen

Le propriétaire de France Soir, Alexandre Pougachev, fils d’un milliardaire russe, a affirmé vendredi sur LCI qu’il avait l’intention de voter à la présidentielle pour la présidente du Front national, Marine Le Pen, et ausi qu’il était prêt à vendre France Soir pour un euro.

Interrogé dans l’émission Médiasphère sur ses intentions de vote, M. Pougachev, qui a la nationalité française, répond, dans un français approximatif: “Je tente vers Marine Le Pen”. Alors que le journaliste lui demande s’il parle sérieusement, M. Pougachev répond: “Il y a 20% quand même des intentions de vote pour elle”. “Il n’y a pas beaucoup qui se déclarent (publiquement en sa faveur, ndlr) mais je ne vois pas pourquoi, c’est pas une fasciste”, ajoute-t-il.

Selon deux sondages (BVA/Le Parisien/Aujourd’hui en France et Ifop/Paris Match/Europe 1) publiés mardi, Marine Le Pen arrive en troisième place des intentions de vote au premier tour de la présidentielle, avec 18% à 19%. Dans un communiqué, le syndicat Info-Com-CGT de France-Soir, estime que le “faux-nez du projet Pougachev vient de tomber”. “Pour le milliardaire, le repreneur idéologique de France-Soir, c’est le Front national!”, ajoute le syndicat, évoquant une “nouvelle dérive” après la publication de communiqués validant,selon lui, “les déviations d’une ligne éditoriale populiste nauséabonde”. “Jamais le Comité Inter CGT et Info’Com CGT ne pourront accepter que France-Soir devienne un nouveau canal des thèses de l’extrême droite”, met en garde le syndicat.

Lors de la même émission, M. Pougachev se déclare prêt à vendre France Soir pour 1 euro symbolique, si le repreneur est prêt faire vivre le journal “en papier” et à payer les dettes. “Il n’y a pas beaucoup de dettes, un peu plus de 3 millions”, assure-t-il. “S’il y a quelqu’un qui veut racheter le journal et le faire vivre en papier et s’il me dit pour un euro, moi, il n’y a pas de problème”, dit-il. Réinterrogé, pour vérifier s’il est bien prêt à “céder France Soir pour un euro symbolique”, il répond “oui, tout à fait”. France Soir a été placé sous protection de la justice (clause de sauvegarde) en août dernier et M. Pougachev a annoncé en octobre qu’il envisageait l’arrêt de l’édition papier pour faire un journal gratuit sur internet, en supprimant 89 emplois sur 127.

Christiane Vulvert, ancienne directrice-générale du journal, a proposé une reprise du titre, moyennant un apurement des dettes et du passif, une participation du vendeur aux pertes de la première année et la suppression d’une trentaine de postes. L’arrêt de l’édition papier est théoriquement prévue mi-décembre et la fin de la procédure de sauvegarde juste avant Noël.

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related