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Amadou et Mariam à la conquête de l’Ouest avec Coldplay

Actuellement en tournée aux États-Unis pour faire la première partie du groupe Coldplay, Mariam et Amadou se réjouissent de leur succès auprès du public américain. Avant le concert de ce soir à Dallas, Amadou a répondu aux questions de France-Amérique.

France-Amérique : Est-ce la première fois que vous jouez aux États-Unis ?
Amadou : Non, nous avons eu nos propres concerts ici, cela doit être la sixième fois que nous jouons ici. Même si c’était souvent dans de petites salles, beaucoup de gens nous connaissent.

Comment se passe la promotion de votre album aux États-Unis ?
Pour cet album, nous avons réalisé une très bonne campagne de pub, avec beaucoup de rencontres avec la presse américaine mais aussi la presse anglophone, et la réponse du public aux États-Unis a été très bonne. Notre album a été très bien accueilli : la chaîne américaine MTV a même désigné notre album comme l’un des meilleurs de l’année 2009 et cela nous a fait connaître auprès de ceux qui ne nous connaissaient pas. Donc pour l’instant tout se passe très bien, nous multiplions les concerts dans des salles plus grandes qu’auparavant.

Avez-vous un public en particulier ?
Quand nous jouons ici, nous avons bien sûr un public français et africain francophone qui nous connaît depuis longtemps et qui peut comprendre nos paroles. Mais dans l’ensemble, il est essentiellement américain. Beaucoup d’Américains ont été en Afrique, connaissent et apprécient la musique africaine.

Comment s’est décidée cette association avec le groupe Coldplay ?
Nous nous sommes rencontés en Angleterre lors d’une émission de télévision et nous avons retenu leur attention. Quelques semaines plus tard ils nous ont rappelé et nous ont proposé de faire cette tournée avec eux sur la côte Ouest des États-Unis. Nous avons été obligé d’annuler certaines de nos dates, mais nous avons accepté de les accompagner.

Le public de Coldplay est-il réceptif à votre musique ?
Oui, chaque fois que l’on joue l’atmosphère est bonne. C’est vrai que c’est très différent lorsque l’on rencontre un autre public : c’est plus difficile, c’est un combat qu’il faut mener, mais nous aimons ça.

N’est-ce pas trop délicat de faire une première partie pour un groupe dont la musique est très différente de la vôtre ?
Avant qu’on ne soit connu, nous étions habitués à faire des premières parties, donc cela nous rappelle souvent nos débuts. Et faire une première partie permet aux gens de nous découvrir, et nous donne de la visibilité, surtout devant un large public comme celui de Colplay. Que ce soit nos concerts ou des premières parties, nous aimons bien faire les deux parce que la musique ne doit pas se cantonner à ce que l’on aime et ce que l’on connaît. On veut que tout le monde puisse nous découvrir pour élargir le cercle et faire passer notre message à un maximum de personnes.

Quel est ce message ?
C’est un simple message d’amour, de solidarité, de paix et de justice dans le monde.

N’y a-t-il pas une barrière de la langue entre vous et le public américain ?
Oui, bien sûr au début, il y a la barrière de la langue mais elle est compensée par la musique. Outre nos influences musicales maliennes, nous sommes très inspirés du blues et du rock, qui sont des musiques universelles et qu’importe la langue, notre musique les fait danser et les fait bouger. Mais nous commençons à écrire en anglais.

Vous étiez annoncés pour jouer lors de l’investiture de Barack Obama mais finalement cette représentation n’a pas eu lieu, était-ce une simple rumeur ?
Non, nous devions effectivement jouer pour l’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche et nous étions sur la liste des artistes, mais à la dernière minute tout a changé. Nous devions chanter pour la cérémonie officielle mais il y avait trop de monde donc finalement nous somme restés en France pour le tournage de la nuit de la chanson française.

Un de vos fils s’est comme vous lancé dans la musique, pensez-vous qu’il a été influencé par votre musique ?
Non, pas vraiment. Avec son groupe, ils font de la musique rap qui est totalement différente de ce que nous jouons. Le rap est très différent, on ne s’exprime pas de la même manière, le message n’est pas le même : avec le rap vous parlez beaucoup plus, le message à faire passer peut être plus long, plus complexe et comprend plus de détails, mais parfois il est aussi moins pacifiste.

Infos pratiques

21/07/2009 : DALLAS, TX- Superpages.com Center
1ère partie de Coldplay
22/07/2009 : HOUSTON, TX- Cynthia Woods Mitchell Pavilion
1ère partie de Coldplay
24/07/2009 : MARYLAND HEIGHTS, MO- Verizon Wireless Amphitheater
1ère partie de Coldplay

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