Subscribe

Amélie Mauresmo tire sa révérence

Amélie Mauresmo a annoncé jeudi la fin de sa carrière à 30 ans, dont 16 passés sur le circuit professionnel, après s’être forgé, avec notamment deux tournois du Grand Chelem, le plus beau palmarès du tennis français.

Fin du suspense. Depuis plusieurs semaines, la rumeur concernant une probable retraite de l’ancienne N.1 mondiale ne faisait que grandir. Mauresmo y a mis fin: elle ne rejouera plus. “Si je vous ai réunis ici, c’est pour vous annoncer la fin de ma carrière”, a-t-elle lâché devant les journalistes convoqués dans un restaurant d’Issy-les-Moulineaux, en banlieue parisienne, avant d’être prise par l’émotion et de retenir ses larmes.

Cette décision n’est pas surprenante. Depuis son élimination au second tour de l’US Open le 2 septembre face à la Canadienne Aleksandra Wozniak (6-4, 6-0), qui restera comme le dernier match de sa carrière, elle avait laissé planer le doute sur son avenir. Elle avait amorcé sa sortie en annonçant début octobre qu’elle mettait un terme à sa saison et qu’elle allait “réfléchir” à une éventuelle reprise.

“Plus envie”

Finalement, la fatigue “surtout mentale” a principalement motivé la décision de l’ex-n.1 mondiale. En clair, après avoir tout connu, notamment 2 victoires en Grand Chelem (Open d’Australie et Wimbledon en 2006), une Fed Cup, un Masters (2005), une médaille d’argent aux jeux Olympiques (2004), Amélie Mauresmo ne se sentait pas capable de repartir au combat. “Concrètement, je n’ai plus envie d’aller sur le terrain m’entraîner”, a-t-elle admis.

Cette idée d’arrêter a probablement germé après sa défaite en 8e de finale de Wimbledon face à Dinara Safina. Après un break de quelques semaines, elle avait bien tenté de se remettre dans le bain en reprenant à Toronto, mi-août. Mais cette période n’a finalement fait que confirmer la “lassitude” qui la gagnait. “Pendant la tournée américaine, c’était très dur”, a-t-elle avoué.

Les signaux s’étaient accumulés au fil de ces deux dernières saisons. Depuis son opération de l’appendicite en 2007, Mauresmo avait lentement mais sûrement décliné, glissant du Top 10 au Top 20 en 2008, pour ne jamais le réintégrer.

Sa tentative de retour en 2009 avait bien commencé, avec une victoire à l’Open Gaz de France à Coubertin devant un public parisien conquis en février. Mais ce trophée restera le dernier de sa collection, qui compte 25 victoires en tournois.

Grand vide

Après seize ans de carrière, la plus grande joueuse française de l’après-guerre laisse une trace indélébile dans le tennis tricolore. “Je pars sans aucun regret, mais avec une immense fierté”, a-t-elle assuré. “Je ne rêvais pas d’avoir ce palmarès-là (…). J’ai vécu dix ans assez magiques, assez incroyables”. “Elle a marqué le tennis français”, a réagi le président de la Fédération (FFT) Jean Gachassin, évoquant également “une énorme perte” pour l’équipe de France de Fed Cup. “Elle était adorée par tout le monde, elle a marqué son époque, avec un palmarès aussi extraordinaire que le sien. Moi je regrette qu’elle arrête c’est vrai (…) mais c’est comme ça ,c’est sa décision, il faut la respecter”, a-t-il ajouté.

Amélie Mauresmo a expliqué ne pas avoir déterminé son “futur”, laissant de nombreuses portes ouvertes, notamment celle d’une collaboration avec la FFT.

Interrogée sur un éventuel retour comme le tennis féminin mondial vient d’en connaître dernièrement avec les Belges Justine Hénin et Kim Clijsters, Amélie Mauresmo a répondu: “il ne faut jamais dire jamais. Mais au-delà de ça, je n’y crois pas trop.”

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related