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André-Pierre Gignac savoure sa sélection pour la Coupe du Monde

Même s’il est considéré comme un recours possible à la pointe de l’attaque de l’équipe de France, confrontée aux difficultés de Nicolas Anelka, André-Pierre Gignac ne déroge pas à sa ligne de conduite et savoure l’instant présent sans se poser de questions.

Avant de dévoiler sa liste pour le Mondial, Raymond Domenech n’avait pas caché que l’état d’esprit entrerait dans sa réflexion au moment du choix final. A l’heure de “la chasse aux ego” lancée par le sélectionneur, le Toulousain, même après une saison gâchée par les blessures, a ainsi pris l’ascendant sur Karim Benzema, accusé de rouler des mécaniques et de ne pas assez se sacrifier pour la collectivité.

Aujourd’hui, alors que sa cote ne fait qu’augmenter à mesure qu’Anelka s’embourbe dans le nouveau dispositif des Bleus, Gignac n’a pas fondamentalement changé sa manière de penser, bien au contraire, et suit son credo à la lettre.

“Je pourrais trouver beaucoup d’adjectifs mais je me réveille tous les matins en étant l’homme le plus heureux du monde. Tout ce que je prends, je le prends avec bonheur, sinon je suis mort”, a-t-il déclaré lundi.

Le Toulousain aurait pourtant des raisons de maugréer. Après avoir été un des hommes clefs de la qualification pour la Coupe du monde, Gignac (13 sélections, 4 buts) assiste du banc de touche aux déboires d’Anelka. Mais il se refuse à revendiquer quoi que ce soit.

“Quand on est joueur, on préférerait jouer plus mais, franchement, tout ce qui est à prendre, cinq, dix minutes, à droite, à gauche, devant, je prends, a-t-il expliqué. Du moment que je suis le terrain et que j’ai des ballons, cela me suffit. Je reviens de loin, j’ai eu une saison difficile, il y a quatre ans j’étais à Pau en National, ce n’est que du bonheur d’être ici.”

Affûté

Gignac, qui se qualifie lui-même de “fou de foot”, n’est pas dupe et sait bien que ce sont sa “spontanéité” et sa fraîcheur qui ont fait la différence par rapport à Benzema. Lors des trois rencontres de préparation pour le Mondial, il a ainsi été fidèle à la méthode qui lui a permis de se faire une place en équipe de France.

“Je suis entré à gauche contre le Costa Rica (2-1), j’ai frappé deux fois en cinq minutes, a-t-il indiqué avec le sourire. J’ai joué ensuite une demi-heure en Tunisie (1-1) dans un contexte difficile mais j’ai essayé d’être décisif. Pareil contre la Chine (0-1), j’ai essayé et j’ai frappé.”

Pour quelqu’un qui a connu des “fins de mois difficiles” au début de sa carrière et a vécu des “états de stress”, se retrouver parmi les 23 est déjà une forme de miracle.

Mais sous ses allures de joueur bourru et instinctif, Gignac n’a rien laissé au hasard.

Visiblement affûté, il a ainsi tiré un trait sur ses problèmes de poids, alors qu’il n’a jamais été spécialement connu pour respecter scrupuleusement les contraintes de la diététique.

“De février à début avril, je n’ai pas joué et j’ai eu le temps de me refaire une santé physique et morale, a-t-il révélé. J’ai vu un micro-nutritionniste qui m’a stabilisé au niveau de mon poids. J’ai perdu 7 kilos.”

Et quand il est interrogé sur son futur au Téfécé et une éventuelle prochaine destination, le meilleur buteur de L1 en 2008-09 n’y va pas par quatre chemins: “Mon transfert, je m’en fous complètement. Mon avenir, c’est la Coupe du monde”.

 

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