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Angoulême fait des bulles

Le nouveau musée de la bande dessinée ouvre ses portes dans la cité du 9e art.

C’est un lieu qu’on croirait destiné aux dégustations de champagne. C’est pourtant de toutes autres bulles dont il est ici question ! Installé dans d’anciens chais du XIXe siècle, agrandis et réaménagés, le nouveau musée de la bande dessinée a fière allure. Fleuron de la ville d’Angoulême, qui accueille chaque année le festival international de la BD, il frappe d’abord par son architecture élancée, ses couleurs pastel et son design épuré. Surtout, avec plus de 1300 m carrés d’exposition, il dispose d’un espace qui lui faisait défaut dans l’ancien centre, fermé il y a tout juste dix ans.

Il faut dire que la BD attire les foules. Autrefois considérée comme un art mineur, tout juste bon à divertir les enfants en mal d’aventures, elle a vu son statut évoluer au cours des dernières années. Portée par une nouvelle garde talentueuse (Marjane Satrapi, Lewis Trondheim et autres Joann Sfar), elle s’affirme aujourd’hui comme une discipline dynamique, touchant un public de plus en plus large. « C’est notre ambition de montrer que la BD est un reflet de son temps et de la société », souligne à cet égard Ambroise Lassalle, le jeune conservateur du musée.

Résolument pédagogique, la visite retrace l’histoire déjà centenaire du neuvième art, via un ingénieux serpentin où surgissent en vitrines ses figures les plus célèbres : Gédéon, Bécassine, Mickey, Tintin… Elle témoigne ainsi de la richesse des réserves du musée, qui abrite, outre des planches originales, des statues, des maquettes et des produits dérivés. « À la base, nous disposions de quelque 600 pièces », rappelle ainsi Ambroise Lassalle. « Aujourd’hui, ce chiffre se monte à plus de 8000 ». Secondé par de larges écrans où sont projetés des documents vidéo, garni d’espaces de lecture colorés, ce parcours se conclut par un atelier virtuel, montrant les différentes étapes de la création d’une planche, du scénario à la mise en couleurs. À moins, bien sûr, de s’éterniser un peu plus longtemps que prévu dans la (riche) librairie du musée…

Musée de la bande dessinée, quai de la Charente, 16 000 Angoulême

www.citebd.org

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