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Animaux : sept lionceaux du zoo national de Washington séparés de leurs parents

Sept lionceaux du zoo national de Washington s’apprêtent à être séparés de leurs parents et à être répartis, au terme d’une savante expertise de leur lignée biologique, vers d’autres parcs du pays où ils seront accueillis pour procréer.

Un groupe d’experts va conférer le mois prochain, lors de la première d’une série de réunions, afin de déterminer où les bébés lions de sept et huit mois, nés de deux soeurs, Shera et Naba, vont poursuivre leur vie en captivité.

Dans quelques mois, quatre jeunes femelles vont être séparées du groupe afin d’éviter des accouplements consanguins et vont être envoyées dans d’autres parcs zoologiques pour prospérer et croiser leur lignée biologique qui est savamment enregistrée par des experts.

C’est l’Association du Programme de survie des espèces dans les zoos et les aquariums qui est chargée de déterminer où iront ces lions en passe de devenir adultes.

Aux Etats-Unis, une centaine de parcs zoologiques accueillent 334 lions en captivité et environ 26 lionceaux naissent chaque année, indique Rebecca Stites, gardienne au Zoo national de Washington.

Les experts de l’association “évaluent leur population totale, regardent quels établissements veulent un lion, s’ils sont capables ou non d’en accueillir un (…) tout cela dans la perspective de faire des accouplements”, indique-t-elle, expliquant la procédure d’attribution des nouveaux lieux d’hébergement.

Un programme informatique agit comme service matrimonial en “identifiant la valeur génétique de chaque lion en captivité aux Etats-Unis afin de pouvoir les assembler par couple à travers le pays”, explique la porte-parole du zoo, Lindsay Renick Mayer.

Le père de la tribu du zoo de Washington, Luke, un imposant fauve de cinq ans né dans une réserve sud-africaine, serait lui-même d’une grande valeur génétique, assure le personnel du zoo.

“Luke est génétiquement le lion le plus précieux des Etats-Unis. Ses gènes ne sont représentés nulle part dans toute la population captive américaine”, assure Mme Renick Mayer.

Gardant un oeil sur les protégés dont elle s’occupe depuis leur naissance par portée de quatre en août 2010 puis de trois en septembre, Rebecca Stites a un pincement au coeur: “on sait que ce ne sont pas nos animaux mais à force de travailler si près d’eux, on investit beaucoup de soi. On pense à eux en dehors du travail, on se fait du souci pour eux…”.

Au zoo de Washington, qui n’avait pas vu de bébés lions depuis deux décennies, les portées ont été l’attraction des touristes et les vedettes de webcams en ligne.

A titre expérimental, un groupe de bénévoles étudie les faits et gestes de cette famille élargie, en prenant des notes toutes les quatre minutes, alors que le lundi on leur sert des dépouilles de lapins et le jeudi des fémurs de boeufs.

 

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