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Antoine Treuille : “Cette circonscription d’Amérique du Nord, c’est ma grande famille”

Président de la French-American Foundation depuis fin 2008, Antoine Treuille a décidé de se présenter aux élections législatives en Amérique du Nord en tant que candidat divers droite. Expatrié aux Etats-Unis depuis 37 ans, il affirme que son expérience en fait le candidat le plus légitime.

France-Amérique : Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter ?

Antoine Treuille : J’ai toujours travaillé au sein et pour la communauté française. J’ai été président des anciens de l’Essec aux Etats-Unis, membre de l’association des grandes écoles, ou encore de l’Acrefeu, l’association des cadres français aux Etats-Unis. Cette campagne, ce n’est pas une vocation soudaine. C’est la continuité de ce que je fais depuis que j’habite ici. Mais avant, le travail et la famille ne me laissaient pas assez de temps. Je pense qu’aujourd’hui c’est le bon moment. Et j’ai déjà annoncé au conseil d’administration de la French American Foundation (FAF) que je partirai si j’étais élu. Je serai député à plein temps. Cette circonscription d’Amérique du Nord, c’est ma grande famille. Je pense avoir une légitimité locale car je suis ici depuis 37 ans. Et l’électorat d’Amérique du Nord est mûr, avisé et indépendant, il choisira quelqu’un qui les connaît.

Vous vous présentez comme un homme de droite, avez-vous cherché l’investiture de l’UMP ?

Oui, comme tous les candidats à droite. Elle a finalement été donnée à une personne choisie de France. Christine Lagarde était une candidate qui avait une grande légitimité. Elle a habité longtemps à Chicago, elle a dirigé une grande société américaine. Mais aujourd’hui, je suis très heureux d’être un candidat divers droite. Ma campagne ne sera pas inscrite dans la ligne artificielle droite-gauche. Elle ne s’inscrit contre personne, ni contre l’UMP, ni contre le PS. Je veux rassembler les Français autour d’un candidat qui peut vraiment s’intéresser à eux et porter leurs besoins au parlement. Quand je serai élu, je représenterai tous les Français de la circonscription donc je ne vais pas commencer à me battre contre certains.

Ne craigniez-vous pas un éparpillement des voix à droite ? Pourquoi ne pas se rapprocher d’un autre candidat divers droite (Julien Balkany, Gérard Michon, Franck Bondrille) ?

Je pense que mon expérience et mon assise dans la communauté française aux Etats-Unis sont sans pareilles. J’espère être un candidat de rassemblement, pas quelqu’un qui divise une fraction de la population.

De quelle expérience parlez-vous ?

En 37 ans, j’ai à la fois travaillé dans un environnement américain et français. Je suis ancré dans ces deux cultures. J’ai une vision de ce que la France peut apporter aux expatriés et vice-versa. Ce regard croisé avec les avantages et les inconvénients de chaque pays, c’est quelque chose que j’appréhende de façon unique. Chacun essayera de vendre sa légitimité, mais à la fin ce sont les Français qui choisiront.

Comment voyez-vous ce rôle de député par rapport aux élus de l’AFE et aux consuls ?

D’abord je vais les représenter à l’Assemblée. C’est là que je vais pouvoir faire partager cette expérience que nous, les expatriés, avons. L’AFE n’est pas en prise directe avec les institutions qui votent les lois. De plus, il y a un rôle d’explication et de défense des droits et des besoins particuliers des Français de l’étranger. Pour qu’on ne nous appelle plus des Français de l’étranger comme si on était des colonies, mais des Français vivant à l’étranger. Enfin, il y a un rôle d’écoute. Je compte, en tant que député, continuer à vivre ici. Et les Français pourront m’appeler un à un à la permanence que je mettrais en place.

Quelles sont les idées fortes de votre programme ?

S’assurer que les expatriés ne perdent pas la double nationalité car il y a une vraie inquiétude là-dessus. S’assurer qu’ils puissent maintenir les droits à la retraite. Faciliter le retour en France. Car tous les Français ne réussissent pas en Amérique du Nord et certains reviennent. Ce sera mon devoir de m’assurer qu’ils pourront recevoir les allocations chômages, logement, etc.

L’éducation sera aussi au centre de votre campagne ?

Absolument. Je veux continuer à défendre les soutiens à la scolarité pour les Français vivant à l’étranger. Les systèmes en place sont imparfaits. Etendre la gratuité, c’est possible. Au moins la gratuité partielle, car il faut aussi respecter les enveloppes budgétaires. Une des solutions, c’est d’homologuer plus d’écoles. Ainsi, plus d’élèves auront le droit à cette gratuité.

http://antoinetreuille.com/

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