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Apéro Facebook : un organisateur convoqué par la police

Un étudiant de Lorient qui souhaitait organiser un apéro géant dans sa ville a été convoqué jeudi au commissariat. Les services de police prennent de plus en plus au sérieux ces rendez-vous improvisés qui peuvent rassembler plusieurs milliers de personnes.

Administrateur du groupe « Pour un apéro géant à Lorient city », le jeune homme souhaitait juste réunir les habitants de sa ville et faire un pied de nez à la ville voisine et rivale, Rennes.

Mais la police lorientaise n’a pas apprécié l’idée, comme le révèle le quotidien Ouest-France. Convoqué au commissariat de police de Lorient, le jeune homme s’est fait expliquer qu’il serait tenu responsable, en tant qu’administrateur du groupe, de tous les débordements qui pourraient avoir lieu lors de l’évènement. Il risque également six mois d’emprisonnement et 7 500 € d’amende pour avoir organisé une manifestation dans un lieu public sans autorisation préalable.

Le jeune homme s’est aussitôt retiré du groupe, dont les 5 000 inscrits se demandent si la rencontre aura belle et bien lieu. Mais d’autres apéros de ce type sont toujours en projet, à Dax, au Mans ou encore à Dakar.

La mode des apéros Facebook a été lancée il y a environ un an, et a particulièrement séduit les villes de la région bretonne. Le concept est simple : un internaute ouvre un groupe Facebook et lance une date et un lieu. Les internautes font ensuite boule de neige en se renvoyant des invitations.

Le jour dit, chacun arrive avec des provisions pour une soirée de discussion, de rencontres, et souvent aussi de beuverie. C’est ce qui a fait tiquer les autorités, qui n’apprécient pas l’idée qu’un nombre inconnu de personnes (souvent jusqu’à plusieurs milliers) puissent se réunir sans aucun encadrement ni structure prévus.

Les forces de polices interviennent donc pour tenter de désamorcer en amont ses projets. À Caen, un arrêté préfectoral a interdit le rassemblement qui devait avoir lieu jeudi soir. Mais ça n’a pas empêché de nombreux curieux de venir et de partager quelques bouteilles, dans le calme.

À Nantes, le rassemblement de 3 000 fêtards avait entraîné une cinquantaine de comas éthyliques et plusieurs chutes dans la Loire, selon la police et les pompiers. Mais à Rennes, fin mars, seulement 18 personnes avait dû être évacuées vers un hôpital, sur les 5 000 participants.

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