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Après la garden party de Nicolas Sarkozy à Manhattan, la polémique

Le député PS Hervé Féron a demandé vendredi dernier des explications au ministre Bernard Kouchner sur les dépenses « à visées électoralistes » engagées par Nicolas Sarkozy lors de son déplacement à New York pour l’assemblée générale annuelle des Nations unies, qui selon lui se monteraient à 2 millions d’euros. Pour France-Amérique, il revient sur cette polémique.

France-Amérique : Comment avez-vous eu le détail des frais de réception de la communauté française à New York par Nicolas Sarkozy ?

Hervé Féron : Je me trouvais aux États-Unis au même moment pour un rapport que je devais rendre à l’Assemblée nationale. Des Français sont venus me trouver pour me parler de cette garden party au Manhattan Center Studio. J’ai alors fait ma propre enquête auprès des restaurateurs et des organisateurs de la soirée et ils m’ont avancé un coût de 400 000 euros, uniquement pour les frais de restauration et un budget de 2 millions d’euros en tout.

France-Amérique : Quelle a été votre première réaction ?

Hervé Féron : Depuis les États-Unis, j’ai fait poser une question écrite au ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, lui demandant des explications quant à ce coût. La démarche de Nicolas Sarkozy à New York est une démarche préélectorale, il m’apparaît normal de savoir sur quelle ligne budgétaire, ce coût de réception a été inscrit. J’attends maintenant une réponse claire.

France-Amérique : Concernant le discours de Nicolas Sarkozy qu’il a tenu devant les financiers de New York, critiquant les bonus versés aux traders, y voyez-vous un certain courage ?

Hervé Féron : C’était bien de le rappeler effectivement, surtout devant cette assemblée. Toutefois, il semble y avoir un décalage entre les propos du président et ses actes. Souvenons-nous du bouclier fiscal accordé juste après son élection. Et puis que dire de ce discours si les frais de réception défient la décence.

France-Amérique : Une visite de Nicolas Sarkozy à l’hôpital de Villejuif avait déjà provoqué des remous. Selon vous, les dépenses de déplacement de l’Élysée doivent-elles être soumises à un vote de l’Assemblée nationale ?

Hervé Féron : Tout à Fait. Vous savez, je suis maire de la commune de Tomblaine et je sais que dans ma ville des gens comptent leurs sous à la fin de chaque mois et qu’ils sont en grande difficulté. Il faudrait donc que les dépenses de l’Élysée soient plus visibles, plus lisibles et plus transparentes, qu’on ne soit pas obligé de poser des questions comme je l’ai fait là.

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