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Argentine : l’espoir repose sur des traces d’ADN

Faute de témoignage ou de véritable suspect, les enquêteurs argentins fondaient mercredi leurs espoirs sur les extraits d’ADN récoltés sur les lieux du crime pour identifier le ou les assassins des touristes françaises retrouvées mortes dans le nord du pays.

Plusieurs zones d’ombre subsistaient quelques jours après la découverte des corps de Cassandre Bouvier, 29 ans, et Houria Moumni, 24 ans, trouvés par des randonneurs près du mont San Lorenzo, à 12 kilomètres à l’ouest de Salta (1 600 kilomètres au nord de Buenos Aires).

Aucun témoignage probant n’a pu être recueilli par les enquêteurs, qui étaient toujours mercredi à la recherche de quatre touristes argentins de Cordoba (centre) et d’un guide qui se trouvaient sur le site en même temps que les victimes, a rapporté le quotidien national Clarin, citant des sources judiciaires.

S’ils sont obtenus, “ces témoignages apporteront certainement beaucoup. Des affaires plus complexes que celle des deux Françaises ont été résolues avec moins que ça”, a indiqué la source judiciaire au journal.

Un suspect, Daniel Vilte, a été arrêté dans la nuit de lundi à mardi et se trouvait toujours en détention mercredi, mais son seul lien avec l’affaire serait l’achat ou la vente d’une arme de calibre 22, similaire à celle utilisée contre les Françaises.

Son sort “sera déterminé dans les 24 ou 48 heures”, a déclaré à la presse le juge Martin Perez, chargé de l’instruction.

Autre inconnue, les deux semaines qui ont séparé l’entrée des Françaises sur le site de randonnée et la découverte des corps.

“Il y a un laps de temps sur lequel nous n’avons absolument rien. Aucun élément entre le 15 juillet et le jour de la découverte des corps (le 29 juillet). Nous n’avons ni témoignages, ni indices”, a reconnu mardi soir le juge Perez.

Selon les résultats de l’autopsie, les victimes étaient mortes depuis 48 ou 72 heures quand leurs corps ont été découverts, a expliqué le juge, le double assassinat ayant donc pu se produire le 26 juillet. “C’est ce laps de temps de dix ou onze jours qui nous occupe dans l’enquête”, a-t-il ajouté.

En attendant de nouveaux éléments, les enquêteurs peuvent compter sur des cheveux et des extraits de sperme “pour disposer d’extraits d’ADN et identifier avec 99% de certitude” le ou les coupables, souligne une source judiciaire citée par Clarin.

“Ils ont aussi les balles tirées sur les victimes” qui pourront permettre d’identifier avec précision l’arme utilisée contre les deux étudiantes françaises.

Les deux corps devaient être rapatriés vers Paris en fin de semaine, a annoncé une source judiciaire, précisant qu’il fallait attendre que le juge Perez délivre une autorisation et l’adresse au ministère argentin des Affaires étrangères.

Le juge a reçu mercredi à la mi-journée les familles des deux étudiantes. Ces proches sont susceptibles de “fournir des informations importantes” dans le cadre de l’enquête, a souligné une source judiciaire.

Selon des premiers éléments de l’enquête, Cassandre Bouvier a été victime d’un viol avant d’être abattue d’une balle dans le front.

Houria Moumni a quant à elle résisté à une tentative de viol et a tenté de s’échapper, mais elle est tombée et a reçu une balle dans le dos. Elle a agonisé plusieurs heures avant de succomber.

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