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Avions bloqués: une facture de 200 millions d’euros pour les compagnies

Les professionnels du tourisme, pour qui la facture des perturbations aériennes est déjà lourde, espèrent que les images d’avions cloués au sol et de voyageurs dormant dans les aéroports ne vont pas décourager les Français de partir à l’étranger cet été.

Le secrétaire d’Etat au Tourisme, Hervé Novelli, a chiffré mardi à “200 millions d’euros” le coût, pour eux, des perturbations. Au niveau mondial, les pertes des compagnies s’élevaient mercredi à 1,3 milliard d’euros, selon l’Association internationale du transport aérien (IATA). En plus du manque à gagner lié à la suppression des vols, certaines ont dû héberger, nourrir et/ou transporter par d’autres moyens une partie de leur clientèle (un surcoût de 35 millions par jour pour Air France-KLM, par exemple).

Les tour-opérateurs, qui ont dû assister leurs clients, organiser leur rapatriement et ont perdu du chiffre d’affaires, évaluaient mardi l’impact sur leurs résultats à 30 millions d’euros (10 million par jour supplémentaire).

Pendant la crise aérienne, les réservations ont brutalement chuté entraînant avec elles le chiffre d’affaires des professionnels, alors que les professionnels du tourisme comptaient sur 2010 pour oublier 2009 et son marasme économique.

Selon Jean-Marc Siano, PDG de Nouvelles Frontières, les clients passeront par “une phase d’observation tant que nous n’avons pas une meilleure visibilité sur l’évolution du volcan, le maintien des couloirs et au final la garantie d’un retour”.

Les professionnels devront apporter un “niveau d’information supplémentaire” à leurs clients pour répondre à “leur niveau de préoccupation”, affirme Guy Raffour, fondateur du cabinet d’étude et de recherches éponyme.

La France, première destination touristique mondiale avec 74 millions de visiteurs étrangers, sera-t-elle affectée par ricochet ? Pour Didier Arino, directeur du cabinet Protourisme, cette crise peut être au contraire “assez favorable” à l’économie touristique française, grâce aux touristes nationaux.

Tout dépendra aussi si les voyageurs bloqués ces derniers jours devront payer de leur poche leurs dépenses imprévues. “Si c’est le cas, ils seront moins incités à repartir en 2010 mais aussi en 2011”, a-t-il ajouté.

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