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Baccalauréat le bon choix

Tout parent est amené un jour à se poser l’épineuse question : quel avenir pour mon enfant? Le choix du baccalauréat, qui sanctionne la fin des études secondaires, est donc déterminant. Aux États-Unis, différentes possibilités s’offrent à l’élève français mais il est parfois difficile de s’y retrouver. Explications.

À l’heure actuelle, il existe trois baccalauréats destinés aux lycéens français expatriés. Tout d’abord, le baccalauréat général. Composé des trois sections L, ES, et S (Littéraire, Économique et Sociale et Scientifi que), il s’agit du même diplôme que celui proposé en France. Principal avantage : en cas de retour dans l’Hexagone, l’étudiant possèdera les mêmes bases que la grande majorité des élèves de son université. Par ailleurs, comme le précise Barbara Saran, directrice des admissions à l’École Internationale de Boston: “Le baccalauréat général est reconnu par les universités américaines”. Deuxième possibilité, le baccalauréat général option internationale. Il se distingue du baccalauréat général par la place plus importante occupée par la langue anglaise et de l’histoire dans le programme scolaire. Ainsi les coeffi cients attribués à ces deux matières sont particulièrement élevés. Selon Barbara Saran, ce baccalauréat a “davantage d’intérêt lorsqu’il est réalisé en Europe par un enfant ayant la volonté de venir par la suite étudier dans un pays anglo-saxon”.

L’International Baccalauréat a la cote

Enfin, l’International Baccalauréat (IB), aussi appelé “baccalauréat de Genève”, est la troisième option envisageable. Il n’est pas reconnu par le ministère de l’Éducation nationale français, mais jouit d’une réputation grandissante dans le monde entier. Alors qu’il n’a jamais fait de marketing l’IB, qui fête son 40e anniversaire cette année, collabore avec 2219 établissements scolaires répartis dans 125 pays, et concerne 598 000 élèves à travers le monde. Les trois programmes proposés par l’IB sont accessibles dans des écoles nationales, internationales, publiques et privées. “En plus de fournir une éducation académique, l’IB offre une éducation de la personne. Ce qui prime chez nous est vraiment le développement de la curiosité intellectuelle”, confie Monique Seefried, présidente du conseil de fondation de l’IB. Cette dernière souligne les principales différences entre l’IB et le baccalauréat général. “Le diplôme français donne une culture générale exceptionnelle, mais l’IB permet à l’élève de se faire, ses propres idées et de les exprimer”. Elle précise, par ailleurs, que l’IB ne cherche pas à rivaliser avec le baccalauréat classique car il s’adresse à un public différent. “Si l’élève est certain de vouloir rentrer en France, il sera mieux préparé par le baccalauréat français. Mais s’il souhaite étudier à l’étranger, l’IB est plus approprié”. Ce dernier insiste sur le travail d’équipe, l’esprit critique et l’imagination. À voir les chiffres, la formule trouve de nombreux adeptes. En 2007, 78 nouvelles écoles ont choisi de proposer l’IB, et tablent sur l’adoption de sa formule par environ 150 établissements pour 2008. Enfi n, l’International  Baccalauréat est reconnu par plus de 1300 universités sur le territoire américain.

Un bac franco-américain à l’étude

Le projet de création d’un baccalauréat franco-américain à l’étude actuellement pourrait fort bien intéresser de nombreux élèves francophones. Sous l’impulsion du ministère de l’Éducation nationale et du College Board, ce nouveau diplôme serait un mélange des épreuves françaises et américaines (Advance  Placements). L’élève aurait alors la possibilité de choisir un certain nombre d’AP
qui se substitueraient aux matières françaises. Le tout constituerait ainsi un résultat global. L’objectif est clair : permettre à l’élève d’être aussi à l’aise dans le système français que dans l’américain. « C’est absurde de faire du franco-français. Il faut s’ouvrir », insiste Philippe Sauret, chef du service des établissements scolaires et de la promotion du français. « Cette polyvalence procurerait à l’élève un profi l très original, et une palette de connaissances plus ouvertes » confie-il. Poursuivant, « ce baccalauréat aiderait les étudiants français dans les premières années d’université américaine, et leur permettrait de nettement mieux assimiler les méthodes de travail anglosaxonnes ». Lorsqu’on sait que les deux tiers des bacheliers français des États-Unis poursuivent leurs études sur ce territoire ou au Canada, le bon sens d’un tel diplôme apparaît évident. Affaire à suivre.

Baccalauréat international
www.ibo.org

Ministère de l’éducation
www.education.gouv.fr

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