Subscribe

Barack Obama pas décidé à intervenir immédiatement en Syrie

Les Etats-Unis “reverront” leur position sur la Syrie s’il est avéré que le régime de Damas a utilisé des armes chimiques contre les rebelles, a déclaré mardi Barack Obama. Le président américain a également confirmé qu’il entendait toujours fermer Guantanamo.

M. Obama a cependant mis en garde contre la prise de décisions hâtives sur ce dossier en l’absence de faits précis et concrets. “Je dois être certain d’avoir tous les éléments. C’est ce que le peuple américain est en droit d’attendre”. “On ne sait pas comment ces armes ont été utilisées, quand elles ont été utilisées, ni qui les a utilisées”, a souligné le président américain. “Si je peux établir que non seulement les Etats-Unis mais aussi la communauté internationale sont sûrs que des armes chimiques ont été utilisées par le régime Assad, alors cela changera les règles du jeu”, a-t-il dit.

“Quand je dis que ça changerait les règles du jeu, je veux dire que nous serions obligés d’examiner les options disponibles”, a encore déclaré M. Obama. “Dès l’année dernière j’avais demandé au Pentagone, à nos responsables militaires et du renseignement, d’étudier quelles options seraient envisageables, mais je ne vais pas entrer dans le détail de ce qu’elles pourraient être”, a-t-il poursuivi. “Mais cela constituerait clairement une escalade dans la vision que l’on a du danger encouru par la communauté internationale, nos alliés et les Etats-Unis. Cela signifie qu’il y a certaines options que nous n’envisageons pas d’employer pour le moment que nous examinerions sérieusement”, a-t-il ajouté.

Jeudi dernier, les Etats-Unis ont admis pour la première fois que le régime Assad avait probablement utilisé des armes chimiques dans sa guerre contre les rebelles, tout en soulignant que leurs renseignements n’étaient pas suffisants en l’état. Barack Obama a déclaré par le passé que l’emploi par le régime de Damas d’armes chimiques “changerait la règle du jeu”, sans préciser exactement ce que cela signifierait. Jusqu’à présent les Etats-Unis se sont contentés de fournir une aide non létale aux rebelles syriens.

“Nous devons fermer Guantanamo”

Le président américain Barack Obama a également promis mardi de redoubler d’efforts pour fermer la prison de Guantanamo, sur l’île de Cuba, où un nombre croissant de détenus observent une grève de la faim. “Ce n’est pas une surprise pour moi si nous avons des problèmes à Guantanamo. (…). Je continue à croire que nous devons fermer Guantanamo. C’est important pour nous de comprendre que Guantanamo n’est pas nécessaire pour la sécurité de l’Amérique. Cela coûte cher. C’est inefficace”, a déclaré M. Obama lors d’une conférence de presse.

Un mouvement de grève de la faim à Guantanamo est entré lundi dans sa douzième semaine. Avec 100 détenus refusant de s’alimenter, le nombre de protestataires a passé samedi la barre des 60% des 166 personnes incarcérées dans la prison, selon les autorités militaires qui gèrent la prison. Ce chiffre se rapproche inexorablement des 130 grévistes cités depuis le début du mouvement par les avocats.

La plupart des protestataires dénoncent leur détention illimitée depuis 11 ans, sans inculpation ni procès. L’existence de la prison de Guantanamo, qui a accueilli ses premiers détenus en 2002 dans le cadre de la guerre contre le terrorisme décrétée par le président américain de l’époque, le républicain George W. Bush, affecte l’image des Etats-Unis à l’étranger, “entrave la coopération antiterroriste avec nos alliés” et constitue un “outil de recrutement pour les extrémistes”, a ajouté le président. “Je vais à nouveau discuter avec le Congrès et plaider que ce n’est pas quelque chose qui est dans le meilleur intérêt du peuple américain”, a-t-il affirmé, dénonçant la “démagogie” de nombreux élus qui refusent le transfèrement des détenus sur le territoire américain au nom de la sécurité.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related