Subscribe

Barack Obama rejette l’idée d’un déclin de l’influence de l’Europe et des USA

Le président américain Barack Obama a rejeté mercredi à Londres l’idée selon laquelle la percée des puissances émergentes comme la Chine, l’Inde et le Brésil entraîne “un déclin” inévitable de l’influence de l’Europe et des Etats-Unis.

Evoquant la croissance des pays émergents comme “la Chine, l’Inde et le Brésil”, M. Obama a souligné qu’il était “devenu à la mode de se demander si la montée en puissance de ces pays s’accompagnera d’un déclin de l’influence américaine et européenne dans le monde”.

“L’argument voudrait que ces pays représentent l’avenir et que notre rôle dirigeant a vécu. Cet argument est erroné”, a martelé le président Obama dans un discours prononcé devant les deux chambres du Parlement britannique, exceptionnellement réunies et pour la première fois pour un dirigeant américain.

“Ce sont les Etats-Unis, le Royaume-Uni et nos alliés démocratiques qui ont façonné un monde dans lequel de nouveaux pays ont pu émerger et des individus prospérer. Et même au moment où un nombre grandissant de pays prend les responsabilités d’un rôle mondial, notre alliance restera indispensable à l’accomplissement de l’objectif d’un siècle plus pacifique, plus prospère et plus juste”, a poursuivi M. Obama dans la majestueuse salle gothique quasi-millénaire du Parlement de Westminster.

“Nous restons les plus importants catalyseurs d’une action à l’échelle de la planète”, a-t-il insisté, devant un impressionnant parterre d’actuels et d’anciens dirigeants, notamment l’ex-Premier ministre britannique Tony Blair (1997-2007), qui avait nourri des liens très serrés avec l’ancien président américain George Bush.

L’honneur de prononcer un discours devant les deux chambres de Westminster n’a été réservé qu’à un nombre très restreint de personnalités: le pape Benoît XVI, l’ancien président sud-africain Nelson Mandela et l’ancien président français Charles de Gaulle.

L’allocution présidentielle était annoncée par les conseillers de M. Obama comme le “discours-phare” de sa tournée européenne, entamée lundi en Irlande pour s’achever samedi en Pologne après un passage en France où il participera jeudi au G8 de Deauville (nord-ouest).

Le discours avait pour objectif de rassurer la Veille Europe, qui craint parfois d’être sacrifiée sur l’autel d’une nouvelle diplomatie américaine qui prend en compte l’influence accrue des pays émergents et en particulier de l’Extrême-Orient.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related