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Barack Obama sort en ville et excelle dans l’exercice de la satire politique

Noeud papillon, smoking et plaisanteries acérées: Barack Obama s’est livré samedi soir, lors d’un dîner très fermé de la haute société washingtonienne, à l’exercice convenu de la satire politique.

Une semaine après l’échec des élus du Congrès à s’entendre sur un accord budgétaire et le lancement d’une cure automatique d’austérité de 85 milliards de dollars, le président a multiplié les pointes d’humour face aux invités triés sur le volet du club Gridiron. “Les comiques qui travaillent pour moi ont été mis au chômage technique”, a lancé le président aux journalistes, membres de cabinets, élus et hauts gradés. “S’il y a bien une chose à Washington qui n’a pas été réduit, c’est la longueur de ce dîner”, a-t-il plaisanté. “C’est bien une nouvelle preuve que les coupes budgétaires n’ont pas de sens”.

Le président s’est ensuite Gentiment moqué de son nouveau secrétaire d’Etat, John Kerry, qui a encore du mal à sortir de l’ombre de sa prédécesseuse, Hillary Clinton. “Il faut bien l’avouer: c’est vraiment difficile de passer après Hillary. Mais franchement, je pense qu’il est temps pour lui d’arrêter de venir au travail en tailleur. C’est assez dérangeant. Je ne sais pas où il les achète car c’est un grand type”.

Le président a également mis en boîte son vice-président Joe Biden et les rumeurs qui circulent sur sa candidature aux primaires démocrate de 2016, alors qu’il a bientôt 70 ans. “Ce n’est un secret pour personne que mon vice-président est toujours ambitieux. Mais il faut le reconnaître, son âge est un problème. L’autre jour encore, j’étais assis à côté de Joe et je lui ai dit, Joe, tu es vraiment trop jeune pour être pape”. Pour la première fois, un journaliste accrédité à la Maison Blanche était invité à ce dîner traditionnellement fermé à la presse.

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