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Basket: Boris Diaw transféré à Charlotte ou la dure loi de la NBA

Le transfert express de Boris Diaw de Phoenix à Charlotte dans le cadre d’un échange à plusieurs joueurs montre que les Suns ne comptaient plus vraiment sur le Français et illustre les pratiques sans merci en vigueur en NBA.

“On ne s’y attendait pas du tout, vendredi dernier encore on était en discussion avec les dirigeants des Suns et personne ne parlait de transférer Boris. Cela a dû se faire en vingt-quatre heures”, souligne-t-on dans l’entourage du joueur, lui-même injoignable jeudi dans la journée.

Arrivé à Phoenix en août 2005 en provenance d’Atlanta, Diaw peut se dire qu’il ne méritait pas un tel sort après trois saisons solides en Arizona.

Elu meilleure progression de l’année dès sa première saison avec une moyenne de 13,3 points, 6,9 rebonds et 6,2 passes, il s’est ensuite rangé dans le collectif sans jamais rouspéter.

Phoenix lui a d’abord su gré, prolongeant son contrat de cinq ans pour un montant de 45 millions de dollars. Mais deux saisons plus discrètes et des relations mitigées avec le nouvel entraîneur, Terry Porter ont eu raison de l’aventure de Diaw au pays des cactus.

Mercredi, les Suns ont donc tranché dans le vif en l’expédiant à Charlotte, en compagnie de Raja Bell et Sean Singletary, en échange de Jason Richardson, Jared Dudley et d’un choix de deuxième tour de la draft 2010.

“C’est le business, c’est dur pour le joueur et sa famille, cela m’est arrivé cinq fois dans ma carrière de joueur, mais il a pris ça de façon professionnelle”, a déclaré le directeur exécutif des Suns, Steve Kerr qui n’a pas caché que le montant élevé du contrat de Diaw avait également joué un rôle dans cet échange.

Une bonne affaire pour Phoenix.

Aux Etats-Unis, le sort de Diaw – 8,3 points, 3,8 rebonds et 2,1 passes en 24 minutes de moyenne cette saison – n’est cependant qu’accessoire. L’élément clé de cet échange est l’arrivée à Phoenix de Richardson, gros scoreur et shooteur à trois points.

La plupart des analystes et observateurs s’accordent à dire que les Suns sont gagnants dans l’affaire et que Charlotte s’appauvrit encore en attaque en remplaçant son meilleur marqueur (18,7 points) par deux joueurs d’appoint.

Les supporters des Suns aussi sont ravis: sur le site internet du journal Arizona Republic, 44,62% des 3548 premiers internautes à avoir réagi “adorent” l’échange et seulement 19,73% le “détestent”.

Quant à Diaw, il y a deux façons de voir les choses. Le point positif c’est qu’il devrait voir son temps de jeu augmenter. Un statut et de vraies responsabilités l’attendent chez les Bobcats où il rejoint un autre Français, Alexis Ajinça.

En terme d’ambition en revanche il perd nettement au change puisqu’il quitte une équipe qui joue le titre tous les ans pour une formation de bas de tableau qui végète actuellement à l’avant-dernière place de la Conférence Est avec sept victoires pour quinze défaites.

Un bilan qui rend peu probable la présence des Bobcats en play-offs et qui laisse envisager des vacances anticipées pour Diaw dès le mois d’avril. Pour l’équipe de France cela pourrait être une bonne nouvelle. Mais pour Diaw?

 

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