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Basket : des coups durs pour la France avant le Mondial 2010

Confrontée à une cascade de forfaits, l’équipe de France de basket doit digérer ses malheurs au plus vite pour bâtir un ensemble compétitif en vue du Mondial en Turquie à la fin du mois. Les Bleus sont attendus  à  New York dimanche prochain pour un match contre les Etats-Unis.

La semaine qui s’annonce, après une première sortie rassurante face à la Tunisie (77-44) samedi à Pau, va aider les Bleus à tourner la page, avec la perspective de rencontrer dimanche les Etats-Unis au Madison Square Garden de New York, après deux tests face au Canada, jeudi et vendredi à Toronto. A moins de trois semaines du premier match du Mondial face à l’Espagne, ce sera aussi l’occasion de remettre un peu d’ordre dans un jeu brouillé par le forfait vendredi du meneur de jeu Rodrigue Beaubois sur un poste déjà sinistré par les absences de Tony Parker et Antoine Diot.
“C’est un vrai coup dur”, reconnaît le capitaine Boris Diaw, dont l’équipe se retrouve avec le seul Nando De Colo comme meneur confirmé, même si Yannick Bokolo, devenu sa doublure, a été “plutôt très bon” face à la Tunisie, selon le sélectionneur Vincent Collet, et qu’Andrew Albicy va venir en renfort. Mais le poste de pivot apparaît lui aussi comme très léger et la France abordera le Championnat du monde avec une colonne vertébrale fragile. Privés de Ronny Turiaf et Joakim Noah, les Bleus s’appuyent à l’intérieur, où Ludovic Vaty n’a pas été conservé, sur Ali Traoré ainsi sur que les deux futurs coéquipiers à Dallas, Alexis Ajinça et Ian Mahinmi, qui n’ont pratiquement pas joué depuis deux saisons en NBA.

La “tentation du hérisson”

Or, “passer d’une situation où on ne fait que s’entraîner à un Championnat du monde, il y a une marge importante”, reconnaît Vincent Collet. Il faudra pourtant faire avec. Face à la Tunisie, les trois pivots ont reçu beaucoup de ballons pour un chiffre d’exploitation plutôt maigre. “Ils ont pêché dans la finition”, constate Collet. Face à une opposition plus relevée, cela sera certainement plus compliqué encore. Heureusement, la victoire sur la Tunisie a montré que les Bleus pouvaient toujours compter sur leur force traditionnelle: un potentiel athlétique phénoménal qui leur permet de développer une grosse intensité défensive. “L’équipe de France reste fidèle à son image”, souligne Boris Diaw. Celle d’un coffre-fort qui pourrait une nouvelle fois être la valeur refuge des Bleus. Compte tenu des absences, la “tentation du hérisson” est forte, pour faire comme au Mondial-2006, où les Bleus s’étaient recroquevillés en défense et avaient arraché une belle 5e place avec une équipe déjà privée de Parker et sans doute moins talentueuse que celle qui partira en Turquie cette année.

Outre un Boris Diaw appelé à prendre les choses en main, la France peut compter depuis l’été dernier sur un Nicolas Batum, leader offensif et figure de proue d’un groupe qui compte sur son punch en attaque et ses bras télescopiques en défense. De là à faire oublier tout le reste…

 

 

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