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Basket : Team USA prêt à affronter les Français

Avant le match de dimanche contre la France au Madison Square Garden, l’équipe américaine se prépare au centre d’entraînement des New York Knicks, à Tarrytown. Nate McMillan, entraîneur adjoint de Team USA et entraîneur en NBA de Portland, l’équipe où évolue Nicolas Batum, a livré à France-Amérique ses impressions sur la confrontation à venir.

Studieuses, ces stars de la NBA ! Comme en témoignent les crissements des baskets sur les parquets et les cris d’encouragement, les joueurs de la sélection américaine s’affairent au centre d’entraînement des Knicks. Répartis en trois équipes de cinq joueurs, ils affrontent tour à tour une sélection universitaire pour se faire la main. Sur un terrain adjacent, les joueurs en attente font des séries de tirs ou des tours de terrain. Il y a encore dix ans, voir l’équipe nationale américaine se préparer avec autant de sérieux aurait été inimaginable. Mais les temps ont changé, et Team USA doit maintenant batailler pour espérer ramener le titre mondial à la maison. Sur leur chemin, les Américains rencontrent l’équipe de France dimanche au Madison Square Garden, en guise de match de préparation. L’entraîneur adjoint Nate Mc Millan, également coach des Portland Trailblazers, où joue Nicolas Batum, pense que la confrontation avec les Bleus va être intéressante pour jauger son équipe.

La France n’a pas un jeu typiquement européen mais un style similaire à celui de votre équipe (dimension athlétique, jeunesse, agressivité défensive). Qu’attendez-vous du match de dimanche ?

Ça va être un bon test pour nous, sans aucun doute. La France compte beaucoup de joueurs NBA, et même s’ils ne seront pas tous là, ça reste du haut niveau international. Il y aura Boris (Diaw), Nicolas (Batum) et Florent Piétrus, c’est une équipe talentueuse et athlétique. Ce match va nous permettre de situer notre niveau actuel et de voir les points sur lesquels on doit travailler. C’est peut-être à l’issue de ce match que nous déciderons de notre sélection finale de douze joueurs (ndlr, Team USA a un effectif élargi de quinze joueurs pour l’instant).

Votre ailier titulaire à Portland, le Français Nicolas Batum, jouera contre votre équipe dimanche…

Oui, je suis content que Nicolas joue avec la France car cela lui permet de s’améliorer, de développer son jeu et d’avoir des responsabilités. L’an dernier, quand il est revenu du championnat d’Europe, nous avons pu constater sa progression. J’ai hâte de le voir jouer contre nous dimanche.

Vous ne le dissuaderez donc pas d’ évoluer avec la France dans les années à venir comme le font déjà certains clubs NBA avec leurs joueurs étrangers ?

Non, c’est génial que tous ces joueurs internationaux veuillent jouer pour leur nation. Il faut les laisser faire. D’ailleurs c’est ce que nous essayons de construire ici avec Team USA. Nous voulons des joueurs motivés et nous essayons de bâtir un groupe solidaire.

Les années passées, Team USA  a parfois souffert d’une préparation trop courte, avec trop peu de matches amicaux avant de démarrer la compétition officielle. Pensez-vous que votre préparation est assez longue cette année ?

Oui, nous nous sommes entraînés plusieurs semaines à Las Vegas avant de venir à New York. Ça nous a permis de faire une présélection et de nous préparer. Après notre match contre la France, nous allons enchaîner sur deux tournois de préparation en Espagne et en Grèce, où nous allons jouer contre des équipes de top niveau international (l’Espagne, la Grèce et la Lituanie), ce qui n’était pas forcément le cas les années précédentes. C’est important que notre jeune équipe voit le style de jeu international très tôt, avant le début de la compétition (ndlr, les compétitions internationales sont jouées avec les règles de la Fédération Internationale de Basket, qui diffèrent de celles de la NBA sur certains points).

Quels sont les aspects sur lesquels Team USA peut progresser ?

Nous manquons de taille donc nous devons nous concentrer sur les rebonds. Et pour notre jeune équipe, le défi va être de battre les autres nations à leur propre jeu. Car le jeu FIBA est différent, plus physique, et les adversaires ont droit à tous les types de défense contrairement à la NBA. Nous travaillons chaque jour pour que nos joueurs s’adaptent aux règles et à la défense de zone, qui est peu pratiquée en NBA.

Votre équipe étant très jeune, vos joueurs expérimentés vont avoir un rôle clé ?

Oui, Chauncey Billups (des Denver Nuggets) et Lamar Odom (des Los Angeles Lakers) sont nos deux vétérans. Ils ont été champions en NBA, c’est pourquoi nous allons nous appuyer sur eux lors des gros matches et quand nous serons sous pression. Ils doivent aider leurs jeunes co-équipiers à garder leur sang froid.

Infos pratiques :

France – États-Unis 
Madison Square Garden 
Dimanche à 13 h

– tickets disponibles pour le match de dimanche sur le site du Madison Square Garden et sur Ticketmaster

Ils ont dit…

Lamar Odom (des Los Angeles Lakers) : « Ça va être un match difficile, on est impatient de jouer contre une autre équipe car cela fait trois semaines que nous ne jouons qu’entre nous. Disputer un match à New York en plus, c’est toujours un plaisir ! La France n’a pas de joueur intérieur lourd et nous non plus, donc ça va être un match de jeu rapide, avec beaucoup de jeu en transition. »

Derrick Rose (des Chicago Bulls) : « On veut prendre du plaisir et se préparer à jouer contre des équipes aux styles différents. Ça ne va pas être facile. Les Français ont beaucoup de joueurs en NBA mais aussi des joueurs performants en Europe qui jouent un style différent du nôtre. Ça va nous permettre de nous ajuster. »

Andre Iguodala (des Philadelphie Sixers) : « Les Français vont jouer dur et vont tenter d’imposer leur jeu rapide, mais c’est à nous d’imprimer notre rythme. Nous avons étudier des vidéos de l’équipe de France et ils ont des joueurs solides. »

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